LE THÈME

La diversité vue de Flandre

Youssef BEN ABDELJELIL
historien et géographe

Tandis que la partie francophone du pays louche souvent sur la France, la Flandre regarde plutôt vers les Pays-Bas et, au-delà, l’Allemagne et le monde anglo-saxon. C’est à partir de la Flandre que le mot et le concept « diversité » se sont imposés en Belgique.

L’histoire du dictionnaire de l’immigration a connu une évolution variée ces 50 dernières années. Des concepts comme ceux de travailleurs immigrés, d’étrangers, d’immigrés, d’allochtones, de minorités culturelles, d’anciens arrivants, de nouveaux arrivants, de première, deuxième, troisième et bientôt quatrième génération, d’anciens ou de nouveaux Belges, de demandeurs d’asile, de réfugiés, d’Européens et de non-Européens, sont utilisés pour désigner un groupe, celui de ceux qui viennent d’en-dehors de la Belgique. À côté de cela, quelques nationalités sont considérées comme LE symbole des « vrais » immigrés.

Jusqu’aux années quatre-vingts et début des années nonante, c’était aux seuls Italiens de jouer le rôle de bouc émissaire. Tout ce qui allait mal en Wallonie était de la faute des « maffiosi ». Aujourd’hui les Turcs, les Marocains, les Arabes, et les musulmans en particulier, ont pris leur place. On glisse de plus en plus vers une réelle stratification culturelle ethnique, basée uniquement sur des préjugés et des stéréotypes culturels.

Le concept d’intégration est aujourd’hui mis tout à fait sur le côté ; il est remplacé par deux nouvelles notions, à savoir la « diversité » et la « gestion de la diversité ». Tout comme le concept d’intégration, celui de « diversité » est devenu à son tour une baguette de magicien. Le problème c’est que ce concept peut être comparé à un bateau qui comporte plusieurs cargaisons, mais dont le contenu fait preuve du même flou que celui du concept d’intégration.

Comme cette hospitalité était un processus de courte durée, on ne prit aucune mesure à long terme en faveur de l’intégration des immigrés, ni dans l’enseignement, ni sur le marché du travail ou celui du logement, ni sur le plan de la citoyenneté ou des droits civiques.

Il est permis de se demander si la diversité va apporter des réponses aux problèmes auxquels sont confrontés les immigrés, une partie des Flamands et des Belges parlant une autre langue. Revenons un moment en arrière pour jeter un regard sur l’histoire de l’évolution du dictionnaire de l’immigration et des immigrés en Flandre.

Fantaisie lexicologique

Le concept de « gastarbeiter » (littéralement « travailleur invité ») arriva des Pays-Bas en provenance d’Allemagne, et puis de là atteindra la Flandre. Avec le fordisme (début des années cinquante) et l’expansion du secteur minier, la Belgique a connu une période de plein emploi jusqu’à la crise pétrolière du début des années septante. Les Belges refusaient de travailler dans des fonctions lourdes, dangereuses et mal payées (les secteurs de la construction et du métal, l’horticulture.). Pour répondre au manque de main-d’œuvre, les immigrés ont été invités à remplir ces fonctions, en échange d’un revenu, après quoi ils devaient retourner dans leurs pays d’origine (voyez la fameuse brochure « Travailler et habiter en Belgique » qui a été diffusé de façon massive par les autorités belges au Maroc et en Turquie pendant les années soixante). Comme cette hospitalité était un processus de courte durée, on ne prit aucune mesure à long terme en faveur de l’intégration des immigrés, ni dans l’enseignement, ni sur le marché du travail ou celui du logement, ni sur le plan de la citoyenneté ou des droits civiques.

Les vrais gastarbeiters étaient ceux qui avaient travaillés dans les mines et les usines métallurgiques (en Wallonie et en Flandre, à Hoboken), en particulier les Italiens. Le 8 août 1956 eut lieu le plus grand drame de l’histoire des mines en Belgique au Bois du Cazier, à Marcinelle. Cette catastrophe fit 262 victimes de 12 nationalités différentes, parmi lesquelles plus de la moitié étaient des Italiens. Dès lors, l’Italie refusa d’envoyer de nouveaux travailleurs dans les mines belges. On rechercha de plus en plus des mineurs d’autres pays. La Turquie et le Maroc étaient les fournisseurs les plus importants.

Cette situation dura jusqu’aux années septante. Avec la crise pétrolière, la rentabilité moindre du secteur minier, et le chômage qui augmentait rapidement chez les Belges, on appliqua à partir du 1er août 1974 un stop à l’immigration. À cet arrêt de l’immigration s’ajouta une prime de départ proposée aux étrangers qui souhaitaient, sur base volontaire, quitter la Belgique et rentrer dans leur pays d’origine. Ceci peut être considéré comme la fin de la période des gastarbeiters. Le problème, c’est que la majorité des immigrés ont fait le choix de rester définitivement ici pour différentes raisons : mariages mixtes, naissance d’enfants, possession d’un travail fixe, prospérité à la base de laquelle ils étaient aussi, ou tout simplement montant de la prime trop faible pour réaliser leur rêve initial. Les étrangers sont venus ici pour créer de la richesse, ils refusaient la prime parce qu’ils ne voulaient pas retourner les mains vides.

En dépit de l’application de la loi de 1974, la politique menée ne réussit pas à stopper complètement l’immigration économique. Celle-ci fut prolongée par l’immigration due au regroupement familial (membres des familles de travailleurs immigrés en Belgique restés dans le pays d’origine et mariages). Encore aujourd’hui ces deux types d’immigration et, dans une moindre mesure, les réfugiés économiques et politiques forment les sources d’immigration les plus significatives.

[Jusqu’en 1988] on n’avait jamais pensé à une politique structurée à l’égard des immigrés et de leurs familles (...). On peut parler à ce propos d’un processus de « pourrissement » dont les conséquences, encore aujourd’hui, ne peuvent être évaluées.

D’un point de vue juridique, nous constatons que jusqu’aux années quatre-vingts, deux notions avaient cours : gastarbeiters et étrangers. On parle en général d’étrangers ou « des étrangers ». Tous ceux qui n’ont pas acquis la nationalité belge sont considérés comme étrangers, y compris ceux qui viennent des États membres de la Communauté européenne de l’époque ou les enfants qui sont nés ici.

On parle de gastarbeiters lorsque l’on regarde les immigrés sous l’angle du travail, tandis qu’on parle d’étrangers lorsqu’on adopte un regard juridique lié à la nationalité. Le concept de travailleur immigré n’est plus utilisé à partir des années quatre-vingts en raison de la longue période depuis laquelle les étrangers vivent ici. Comme la notion d’étranger est assez stigmatisante, on apprit alors à employer le terme plus élégant d’immigrés. L’immigration est un processus constant qui touche tout le monde, y compris les Belges qui sont partis vers d’autres parties du monde. Ce terme est donc acceptable par tous et constitue un concept légitime.

Cette situation a duré jusqu’en 1988. Jusque-là on n’avait jamais pensé à une politique structurée à l’égard des immigrés et de leurs familles, en dépit du fait que les décideurs politiques eux-mêmes étaient convaincus que les étrangers ne retourneraient jamais dans leur pays d’origine. On peut parler à ce propos d’un processus de « pourrissement » dont les conséquences, encore aujourd’hui, ne peuvent être évaluées.

La politique concernant les étrangers s’est limitée à régler et à gérer l’immigration du travail comme la Constitution belge le prévoyait, à savoir l’accès au territoire ou l’éloignement de celui-ci, les modalités du séjour et le maintien de l’ordre en Belgique.

D’Immigré à allochtone...

Les élections communales de 1988 ont entraînés un tremblement de terre politique. Avec son programme xénophobe en 70 points, le Vlaams Blok réalisa un score monstre à Anvers. Après le fameux « dimanche noir », le gouvernement de Wilfried Martens désigna rapidement un commissaire royal qui était chargé de réfléchir à une politique de l’immigration et d’en proposer les lignes directrices. Le commissariat fut dirigé par Paula D’Hondt, membre de son parti, et Bruno Vinikas, socialiste francophone. Depuis lors, la Belgique, et en particulier la Flandre, connaît une approche scientifique explosive du terme « étrangers ». Cette période correspond également avec l’essor des enquêtes sur les immigrés aux Pays-Bas et en Allemagne. De nombreux concepts qui ont été adoptés par la plupart des scientifiques néerlandophones viennent de nos voisins du Nord.

À partir des années nonante jusqu’au début de ce siècle, des termes comme immigrés, première/deuxième/troisième génération, anciens arrivants et nouveaux arrivants, « nouveaux Belges », réfugiés, demandeurs d’asile, ont été ajoutés aux concepts précités. Une utilisation chaotique de ces notions s’est développée. La critique acerbe à l’adresse du pouvoir politique a conduit à l’usage de concepts importés des Pays-Bas : groupes à risques ou défavorisés, « allochtones », et « minorités culturelles ethniques ».

Des concepts comme « groupes à risques » et « minorités ethniques » mettent surtout l’accent sur les univers sociaux et culturels comme cause d’une situation sociale défavorisée dans laquelle un individu peut se trouver.

Ce sont surtout les deux derniers termes qui se sont maintenus jusqu’à ce jour. Les termes « allochtones » et « minorités culturelles ethniques » sont utilisés pêle-mêle pour parler de la même chose. Ils ont aussi une caractéristique commune, la culture, et celle-ci est considérée comme l’un des principaux facteurs d’explication de la situation précaire dans laquelle restent les immigrés aujourd’hui.

Nouvelle politique de l’immigration

En raison de leur long séjour en Belgique et de la naissance de plusieurs générations sur le sol belge, les décideurs politiques ont opté pour un nouveau concept. En 1998 le parlement flamand a voté le décret des minorités. Ce décret définit la politique des minorités comme inclusive (elle doit être mise en œuvre dans les différents secteurs) et différenciée d’après les différents groupes-cibles (« allochtones », nouveaux arrivants et réfugiés). Le décret contient trois pistes : l’émancipation des groupes-cibles, l’accueil des nouveaux arrivants et la prise en charge dans les domaines du « bien-être », de la santé, et de l’enseignement. Le décret reconnaît et structure le secteur de l’intégration, centres d’intégration, services d’intégration et le Vlaams Minderheden Centrum (Centre flamand des minorités) [1]. Et il crée le Forum des minorités ethniques comme porte-parole des nombreux groupes auto-organisés et associations.

Dès lors que la politique des minorités doit être inclusive (et est destinée à différents domaines), la coordination entre les différents secteurs est indispensable pour veiller à sa cohérence. Pour ce faire, il y a un ministre coordinateur et une commission de coordination. La fonction de ministre coordinateur a été remplie jusqu’en 2004 par le ministre du Bien-être, ensuite par le ministre de l’Intégration. La commission interdépartementale des immigrés a démarré en 1990, et a été rebaptisée en 1996 « commission interdépartementale des minorités ethnico-culturelles ». Cette commission réunit des fonctionnaires de différents secteurs. Le poids de la commission reste cependant réduit, notamment en raison d’une définition imprécise de sa mission [2].

Des concepts comme « groupes à risques » et « minorités ethniques » mettent surtout l’accent sur les univers sociaux et culturels comme cause d’une situation sociale défavorisée dans laquelle un individu peut se trouver. Alors que ces concepts ne sont pas dénués d’une stigmatisation, ils permettent de mieux cerner les choses. On sait au moins quels sont les facteurs qui sont à la base de la situation et on sait par ailleurs que les droits des minorités sont reconnus aux plans national et international. La Flandre est embarrassée par ses propres exigences à l’égard des Flamands de Bruxelles. Comme les Flamands forment une minorité à Bruxelles, il était/est très difficile pour la Communauté flamande d’exiger quelque chose pour ses Flamands à Bruxelles et rien pour ses immigrés qui habitent en Flandre.

Si l’on veut évaluer le résultat de la mise en œuvre du nouveau décret des minorités, on doit bien constater qu’il est fort maigre sur le plan de l’intégration. En dépit des bonnes intentions de la Flandre, la mise en œuvre est fort difficile, en particulier au plan local.

D’abord les pouvoirs locaux ne savent plus très bien ce qu’il en est étant donné qu’une partie du travail d’intégration a été transféré au niveau des provinces. Les employés détachés essaient de collaborer avec ces pouvoirs locaux mais cela ne marche pas. Par ailleurs, les fonctionnaires d’intégration se trouvent cantonnés à la rédaction de beaux rapports pour décrocher des subsides.

L’intégration se limite à l’exécution de la politique d’intégration citoyenne (« inburgering ») des nouveaux arrivants. Ainsi il reste peu d’espace pour entreprendre quelque chose avec les gens qui séjournent depuis longtemps en Flandre.

Si l’on ne prend pas de distance avec la politique des minorités ethniques, on glisse de plus en plus vers l’usage d’un nouveau jargon, à savoir celui de la diversité et du management de la diversité.

Enfin, les pouvoirs locaux interprètent de manière différente la définition de la Communauté flamande : au plan local on refuse de travailler de manière différenciée et là où c’est nécessaire de manière catégorielle. Leur alibi est que la Communauté flamande aurait soi-disant interdit de travailler par catégories. Ajoutez-y le fait que la politique des minorités au plan local est fort dépendante de la couleur politique du collège communal. Bref, en dehors de quelques villes, comme Gand, rien ne bouge sur le plan de l’intégration.

Textes législatifs

Si l’on ne prend pas de distance avec la politique des minorités ethniques, on glisse de plus en plus vers l’usage d’un nouveau jargon, à savoir celui de la diversité et du management de la diversité.

La diversité c’est la différence, cela a à voir avec tous les aspects où les gens diffèrent les uns des autres. On peut être « autre » sur base de son sexe, de son âge, de son origine, de son handicap, de sa préférence sexuelle, de sa situation économique. Mais cela ne signifie pas que cet « être autre » doit empêcher quelqu’un, à partir d’une position égale, de trouver sa place dans la société. Selon la ministre socialiste Kathleen Van Brempt, « la diversité n’est pas une idée vague ou un slogan creux. C’est une réalité de notre société actuelle et les chiffres démographiques le démontrent. La diversité n’est pas seulement un fait, c’est aussi un défi ».

Le ministre libéral des Affaires intérieures et de l’Intégration, Marino Keulen (voir décret de 1998 et arrêté du gouvernement flamand de 2002) a mis, en 2006, pour la première fois un montant de cinq millions d’euros à la disposition des initiatives dans le cadre du management de la diversité. Avec l’appel à projets « On cherche : managers de la diversité », le ministre voulait soutenir les projets à durée déterminée qui peuvent accroître l’autonomie des citoyens d’origines diverses. Ce projet a été coordonné par la Fondation Roi Baudouin.

Parallèlement et à l’initiative du ministre flamand de l’Emploi Frank Vandenbroucke, une table ronde a été organisée en 2002 sur le thème « Une participation proportionnelle au marché du travail ». Le gouvernement flamand, les partenaires sociaux flamands et les représentants des communautés allochtones organisées (tel le Forum des minorités) ont recherché ensemble comment l’objectif cinq du Pacte de Vilvorde [3] pouvait être réalisé pour le groupe cible des allochtones. Cet objectif est le suivant : « En 2010 le retard des femmes, d’une part, et des groupes-cibles en matière d’égalité des chances (entre autres les allochtones, les handicapés, et les peu qualifiés), d’autre part, en ce qui concerne leur participation au processus de travail doit avoir disparu en grande partie. Ceci ressortira notamment du fait qu’ils ne seront plus sur-représentés dans les chiffres du chômage ». Pour appuyer plus fortement cette politique, les pouvoirs publics flamands ont aussi octroyé en 2007 un « label égalité diversité » à certaines entreprises pour leur engagement.

La diversité est devenue un concept fréquemment utilisé aussi bien en Flandre qu’aux Pays-Bas. Malgré certains aspects positifs, ce concept n’a pas d’assise solide.

A côté de la politique, diverses organisations d’employeurs (FEB, Unizo...), la VRT, le VDAB, les CPAS, les pouvoirs publics flamands, certaines écoles et universités ont entrepris une série d’initiatives : signature de la Charte de la diversité, mise en œuvre de plans de diversité dans l’entreprise, application du décret sur l’égalité des chances dans l’enseignement et au travail, actions en matière de gestion du personnel.

Bilan plus que mitigé

Au final, peut-on dire que la diversité contribue à une évolution positive en matière d’intégration ? Sommes-nous sur la bonne voie ou faisons-nous du surplace ? Le moins que l’on puisse dire c’est que le bilan est globalement peu satisfaisant. Et ce pour de multiples raisons.

— Le démantèlement des outils locaux, suite à l’application du décret d’intégration de 1998, explique en partie sa faillite.

— Les centres locaux d’intégration ne peuvent plus rien organiser, même des cours de néerlandais. Ainsi la plupart des immigrés de longue date se retrouvent sur le carreau.

— Tout le travail avec les femmes immigrées a été arrêté. Résultat : on a également arrêté toute forme d’émancipation. Le secteur de l’intégration est géré d’un point de vue provincial, sans tenir compte des spécificités locales.

— L’intégration se réduit au thé, au couscous, aux repas pitta et à la danse folklorique.

— La diversité est devenue aujourd’hui un label pour améliorer l’image de l’entreprise, mais le vrai travail doit encore commencer, à savoir le combat contre le racisme et l’exclusion au travail, et la promotion de l’égalité des chances pour chacun. Le secteur public et les entreprises doivent se laisser inspirer par le projet égalité des chances pour les hommes et les femmes. Malgré le fait que la position des femmes sur le marché du travail n’est pas encore adéquate, on constate que les femmes ont malgré tout réalisé une avancée.

— La diversité est devenue un concept fréquemment utilisé aussi bien en Flandre qu’aux Pays-Bas. Malgré certains aspects positifs, ce concept n’a pas d’assise solide. Il devrait être évident qu’une société ouverte se caractérise par des modes de vie et des convictions diverses. Ce sont les caractéristiques de toute société ouverte, indépendamment du fait que des immigrés soient présents ou non. Mais il y a aussi le revers de la médaille : même dans une démocratie libérale il y a des frontières ; on ne peut pas dire que tout ce qui est différent a de la valeur. La tolérance devra se prémunir contre l’intolérance et ne peut donc pas rester sans réactions à l’égard des expressions d’un extrémisme religieux ou politique.

— L’adoption de la diversité sans distinction revient à protéger toutes les coutumes et les usages contre la critique. Autrement dit, mettre l’accent sur la différence ne peut pas être considéré comme un coup de baguette magique pour résoudre les problèmes de société. Une partie de la population (par exemple le quart-monde) peut aussi s’identifier à la cause des groupes culturels et ethniques défavorisés.

— Indépendamment du nombre d’initiatives positives qui ont été prises, la diversité apparaît de plus en plus comme un baume pour apaiser le manque d’une réelle politique d’égalité. Pour promouvoir une vraie diversité, on doit d’abord mettre en œuvre une application stricte des instruments juridiques comme les nouvelles lois anti-discriminations [4].

Texte traduit du néerlandais par Jean-Paul Gailly.

Mots Clés : Flandre , Diversité

[1] Le Vlaams Minderheden Centrum (Centre des minorités flamand) est spécialisé dans les questions du « vivre ensemble », il travaille avec les centres et services d’intégration et les bureaux d’accueil. Il est subventionné par le gouvernement flamand.

[2] Depuis 2002, le Forum des minorités se veut le porte-parole et le défenseur des intérêts des minorités ethnico-culturelles en Flandre et à Bruxelles. Il est subventionné par les pouvoirs publics.

[3] Avec le projet « Flandre riche en couleurs », le gouvernement flamand a ouvert un espace pour la réflexion prospective en Flandre. Où voulons-nous aller avec notre société et à quoi ressemblera la Flandre en 2020 ? Quels sont les obstacles que nous devons dépasser et les impulsions que nous devons donner ? Avec le gouvernement flamand les partenaires sociaux et les associations environnementales ont marqué leur accord sur 21 objectifs pour le XXIe siècle, qui doivent être atteints pour 2010. Ces objectifs forment le contenu du Pacte de Vilvoorde qui fut signé le 22 novembre 2001.

[4] La loi sur les discriminations raciales du 30 juillet 1981 et la loi de 2007 luttant contre la discrimination entre hommes et femmes.