Les défis du pluriel

Tayush, Couleur Livres, 2014

Comment peut-on être belge ? De bien des façons différentes, assurément. Ce pays vit la pluralité depuis sa naissance. Mais après trente ans de déprime économique et de croissance des inégalités, la pluralité se vit moins bien. Les procès d’intention se multiplient et les imaginations s’enflamment. Sous des formes dures ou plus “voilées”, la xénophobie envahit l’espace public, les médias et les réseaux sociaux.

Le groupe de réflexion Tayush s’est précisément donné pour objectif de dégonfler les imaginaires et de faire entendre la voix des éternels accusés. Pour Tayush, les “valeurs” dont une société se prévaut ne sont pas à géométrie variable. C’est le point de vue que défendent les quatorze textes réunis ici. Chacun adoptant un angle spécifique, de l’école au travail, en passant par l’antiracisme, le féminisme ou la laïcité, tous essayent de démystifier les fantasmes et de rappeler les exigences de la démocratie.

Créé en 2010 à l’initiative de femmes et d’hommes issu-e-s de diverses origines, Tayush est un groupe de réflexion œuvrant pour un pluralisme actif. Il porte le projet d’une société inclusive qui reconnaît l’apport des différences culturelles, accepte et valorise leur inscription dans l’espace public et travaille à leur intégration réciproque ; la finalité de ce projet étant l’égalité sociale et l’accès de tous et toutes à la citoyenneté.