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FOCUS

Région liégeoise : terre de la gauche radicale ?

Jean FANIEL
chercheur au Centre de recherche et d’information socio-politiques (Crisp)

Partout en Europe, le développement des politiques d’austérité provoque un frémissement à la gauche de l’échiquier politique. Le 14 octobre 2012, ce frémissement a touché la Belgique, renouant avec d’anciennes traditions. Épiphénomène ou amorce d’une recomposition politique ?

Le scrutin local du 14 octobre 2012 a été marqué notamment par la percée du Parti du travail de Belgique (PTB), qui a remporté 51 sièges (4 élus provinciaux, 30 conseillers communaux et 17 conseillers de district à Anvers) [1], contre 14 en 2006 et 4 en 2000.

En Flandre, c’est dans la ville d’Anvers que la plupart des sièges ont été remportés : 2 élus provinciaux, 4 communaux et 17 conseillers de district [2]. Dans le district de Borgerhout, le PTB entre pour la première fois dans une majorité, aux côtés des élus SP.A-Groen.

"Le Parti socialiste belge francophone pâtit de sa présence ininterrompue au pouvoir depuis près de 25 ans, et de la politique qu’il mène au sein de gouvernements de coalition."

Sur 17 sièges décrochés en Wallonie, 14 l’ont été dans l’arrondissement de Liège. À Seraing et à Herstal, le PTB devient le deuxième parti. Au conseil communal liégeois, l’arrivée de deux élus de gauche radicale s’est en outre accompagnée de l’élection d’un représentant de Vega (Verts et à gauche). Cette situation contraste avec celle des autres provinces wallonnes. Dans le Hainaut, seuls 3 mandats ont été obtenus par le PTB, auxquels s’ajoutent 2 sièges décrochés par d’autres listes de gauche radicale. Ailleurs, les scores restent faibles ou de telles listes sont tout simplement absentes.

En ce qui concerne le PTB, ce succès à l’échelon local vient couronner une évolution perceptible depuis plusieurs scrutins  : à l’élection de la Chambre, ce parti est passé en Wallonie de 0,6 % en 2003 à 1,9 % en 2010. Ce sont la province de Liège, et particulièrement l’arrondissement de Liège, qui lui procurent ses meilleurs résultats. Vega, en revanche, n’existe que depuis quelques mois.

Par le passé, Liège comptait déjà parmi les meilleures zones d’implantation du Parti communiste de Belgique, mais en compagnie de Bruxelles et du Hainaut [3]. On peut dès lors s’interroger sur les raisons susceptibles d’expliquer le succès contemporain, mais aussi sur les éventuelles particularités permettant de comprendre pourquoi c’est en région liégeoise et à Anvers que ce phénomène se produit avec le plus de force, et nettement moins, aujourd’hui, dans le Hainaut ou à Bruxelles. J’envisagerai d’abord les causes générales avant de me focaliser, pour la Wallonie, sur les spécificités liégeoises.

Des causes multiples

À ce jour, il n’existe à ma connaissance pas d’étude solide sur la sociologie des électeurs de la gauche radicale contemporaine en Belgique. Comme jadis pour l’électorat de l’extrême droite francophone [4], la faiblesse électorale globale des partis de cette tendance et la relative pauvreté des études électorales en Belgique (même si les choses ont évolué depuis quinze ans) expliquent ce manque. Certaines hypothèses peuvent néanmoins être formulées, que des études empiriques pourront peut-être tester un jour.

La crise économique et le chômage de masse, ravivés par la crise financière et bancaire déclenchée en 2008, constituent un terreau fertile pour l’émergence de forces politiques contestataires, a fortiori lorsque celles-ci critiquent le système capitaliste considéré comme responsable de ces crises. La réponse apportée par les institutions européennes et par les gouvernements nationaux, consistant pour l’essentiel à viser le retour à l’équilibre budgétaire par des politiques plus ou moins draconiennes d’austérité et de flexibilisation de l’emploi, contribue à amplifier le ressentiment de certains électeurs à l’égard des partis incarnant le système ou appliquant, même quand ils s’en défendent, ce type de politique.

Bien qu’il manie un discours aux forts accents de gauche et reste considéré, dans sa pratique, comme l’un des moins centristes d’Europe, le Parti socialiste belge francophone pâtit de sa présence ininterrompue au pouvoir depuis près de 25 ans, et de la politique qu’il mène au sein de gouvernements de coalition. En Flandre, les positions prises depuis le début des années 1990 dans divers domaines par le SP(.A) ont détourné de lui une partie des citoyens se considérant de gauche. L’espace ainsi ouvert à leur gauche est en partie occupé par Agalev/Groen et par Écolo, l’un des partis verts ayant le mieux réussi électoralement en Europe. Malgré certaines propositions formulées en matière de contrôle bancaire, les partis écologistes ne se sont toutefois pas présentés depuis 2008 en rupture avec le système et ses conséquences. Par ailleurs, l’électorat des partis verts n’épouse qu’en partie la sociologie de celui des partis socialistes. Un espace politique plus large qu’auparavant s’est dès lors dessiné pour des forces porteuses d’un discours plus radical et actives auprès d’un électorat populaire, frappé (nouvellement ou de longue date) par la crise et ne se reconnaissant plus dans le discours et les pratiques du PS ou du SP.A, et pas davantage dans les propositions écologistes.

Dans ce type de contexte, une partie de l’électorat peut être attirée par un discours xénophobe (l’émergence d’Aube dorée en Grèce en est actuellement l’exemple le plus frappant). L’état actuel de décomposition de ce courant en Belgique francophone limite cependant ici ce phénomène. Une gauche radicale plus structurée peut dès lors diffuser un discours anticapitaliste concurrent, non xénophobe, susceptible d’attirer des électeurs en rupture mais non encore gagnés aux idées racistes. Il est cependant peu probable que d’anciens électeurs d’extrême droite se tournent aujourd’hui vers la gauche radicale [5].

"Bassin de vieille industrie, une classe ouvrière nombreuse et politisée s’y est développée, porteuse d’un engagement syndical et politique fort et relativement radical."

À côté de ce contexte qui lui est extérieur, il faut également analyser l’évolution de la gauche radicale elle-même [6]. Le Parti communiste (PC) compte désormais un faible nombre de membres et est éclaté entre des fédérations géographiquement et politiquement éloignées, les Liégeois privilégiant une alliance avec le PTB, les Hennuyers un front plus large associant les autres composantes de la gauche radicale et du monde syndical et associatif. La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a également vu ses maigres effectifs se réduire ; ses militants demeurent néanmoins actifs dans une série d’associations militant pour l’aide aux sans-papiers, pour l’annulation des dettes publiques ou en faveur d’une alternative anticapitaliste écologique. Trotskyste comme la LCR, le Parti socialiste de lutte (PSL) dit vouloir privilégier la construction d’un parti rassemblant les différentes composantes de la gauche radicale. Néanmoins, malgré plusieurs tentatives d’un ou plusieurs de ces partis depuis le milieu des années 1990 et l’expérience de Gauches unies, pareille formation n’a jamais vu le jour de manière durable, pour diverses raisons (ce qui ne signifie pas qu’elles n’ont pas laissé de traces dans l’esprit de certains militants).

Le PTB sort du lot

Le PTB n’a que très rarement participé à ces tentatives de recomposition, préférant mener seul son parcours politique et ne s’impliquant guère dans les mouvements associatifs pluriels. Ce faisant, il a probablement contribué à l’échec des essais évoqués. Sans vraiment quitter cette ligne, le PTB a toutefois modifié de manière importante son discours et son rapport au militantisme dans le courant des années 2000. Délaissant les mots d’ordre anticapitalistes généraux (Faites payer la crise aux riches !) sans pour autant se départir d’une analyse marxiste de la société, il s’est focalisé sur les préoccupations concrètes des couches populaires (emploi, coût de l’énergie, coût des médicaments, pouvoir d’achat, introduction du tri sélectif et des sacs poubelles payants…) tout en cherchant à les articuler avec des propositions plus globales (taxe des millionnaires, dénonciation des intérêts notionnels et de la fiscalité des entreprises, modèle kiwi de mise en concurrence des firmes pharmaceutiques…). Il a ouvert ses rangs à des adhérents nettement moins engagés que son noyau de militants très actifs, voyant gonfler de manière rapide le nombre de ses membres – ce qui n’est pas sans conséquence sur son mode de fonctionnement interne et sur la manière dont il se présente. À travers les maisons médicales de Médecine pour le peuple (MPLP) qui dispensent des soins gratuits, le PTB a pu s’ancrer dans des quartiers populaires en offrant des services concrets et de première nécessité, tout en développant un discours politique sur l’accès aux soins ou sur les conséquences du travail sur la santé. Enfin, ce parti a mené un travail très intense de communication afin de se frayer une place dans les grands médias et d’y gagner une image sinon positive, à tout le moins neutre, en rupture avec l’étiquette négative qu’il y recevait généralement par le passé.

Liège, un milieu particulier ?

La région liégeoise connaît une diversité sociale et politique importante. Bassin de vieille industrie, une classe ouvrière nombreuse et politisée s’y est développée, porteuse d’un engagement syndical et politique fort et relativement radical, incarné notamment par le courant « renardiste  » [7] Aujourd’hui, malgré les chocs subis et les nettes évolutions, une couche populaire subsiste et les dirigeants syndicaux, particulièrement à la FGTB, veillent à conserver une certaine radicalité dans leurs discours et leurs positionnements. L’encadrement de cette catégorie sociale par le PS demeure important, comme en témoigne la liste des communes où ce parti domine, parfois en majorité absolue, et l’existence de leaders importants, faiseurs de voix (Daerden ou Mathot pères et fils, Willy Demeyer…). La région compte aussi une vraie bourgeoisie, à l’origine d’une tradition d’activité culturelle et artistique importante qui dépasse les limites de la seule ville de Liège. On y trouve également une couche « moyenne », aux ressources culturelles et sociales fortes, réceptive envers un discours social et développant une certaine conscience écologique (parfois un peu vite étiquetée de bobo alors qu’elle n’a pas toujours de grandes ressources financières). Enfin, ville universitaire, Liège abrite des enseignants et des étudiants engagés dans l’une ou l’autre forme de militantisme, pouvant servir de cadres à des mouvements politiques, et organisant conférences et débats susceptibles de faire circuler des idées politiques.

"Ville universitaire, Liège abrite des enseignants et des étudiants engagés dans l’une ou l’autre forme de militantisme, pouvant servir de cadres à des mouvements politiques."

La région liégeoise compte ainsi un milieu militant de gauche dynamique, pluriel, où, depuis plusieurs décennies (Jacques Yerna déjà avait tissé des liens), monde associatif, syndical et politique se mêlent et s’imbriquent, portant des combats communs. La lutte contre l’implantation des partis d’extrême droite et de leurs idées, depuis la fin des années 1980, en est notamment un exemple.

Sans relever vraiment de la gauche radicale, Vega a probablement su séduire à Liège une partie de cette « classe moyenne » soucieuse d’écologie, de mobilité douce (la question du tram est importante pour cette formation) et se reconnaissant volontiers dans les mouvements altermondialistes. La politique menée par le PS et une section locale Écolo peu marquée à gauche ont probablement contribué à ouvrir une brèche pour Vega auprès de ce public. La diversité liégeoise évoquée ci-dessus a permis la mise en relation de militants politiques, syndicaux, associatifs et d’intellectuels à même de porter une telle formation et dotés des ressources nécessaires pour parvenir à donner rapidement corps à une initiative nouvelle.

Depuis longtemps, le PTB compte des sections actives en région liégeoise. Il y dispose de deux maisons médicales : à Herstal et à Seraing, où deux des trois premiers élus étaient des médecins de MPLP. Ses militants sont actifs syndicalement, ce qui s’est particulièrement vu lors du conflit sur le site de Jupiler ou par la présence aux piquets de grève. Sur le terrain, ce parti a mené avec quelque succès des actions importantes, avec la population locale, contre la fermeture de bureaux de poste, en lien avec un discours fort sur les services publics. En termes de moyens humains, c’est donc en région liégeoise que le PTB est le mieux implanté. Ces actions et l’obtention de premiers sièges lui ont donné de la visibilité, renforcée par la médiatisation de Raoul Hedebouw, porte-parole francophone et désormais conseiller communal liégeois [8], une certaine crédibilité, et de nouveaux savoir-faire politiques. De manière assez ironique pour un parti traditionnellement antitrotskyste, le PTB développe aujourd’hui un discours valorisant l’auto-organisation de la population et se faisant le relais politique direct des citoyens dans les conseils communaux (et désormais provinciaux).

Cette implantation locale et ce travail de fond ont permis au PTB de construire une progression sur le long terme, ce dont il a pu récolter les fruits en 2012 avec le doublement du nombre de ses élus à Herstal, le quintuplement à Seraing et l’entrée dans d’autres conseils. Ensuite, ce parti a décidé de concentrer une part importante de ses moyens sur sa campagne dans deux villes symboliquement fortes : Liège et Anvers, où ses deux figures de proue ont été élues. Le PTB a peut-être pu profiter de manière indirecte de la décision d’Arcelor Mittal d’arrêter la phase à chaud liégeoise et de la mobilisation syndicale consécutive : son implantation militante et la remise à l’avant-plan d’un discours dénonçant les effets locaux du système capitaliste global ont pu trouver écho à Flémalle ou à Seraing (où, en outre, la politique de rénovation peut donner l’impression que la ville cherche à se détacher de son surnom de Cité du fer).

Enfin, en région liégeoise, le PTB a pu bénéficier de la présence sur ses listes de candidats du PC, dont certains ont été élus. Surtout, mis à part Vega dont j’ai indiqué que la sociologie électorale est probablement différente, les listes du PTB n’ont pas eu à souffrir d’une concurrence potentiellement importante : pas d’autres listes de gauche radicale, ni de listes d’extrême droite (quelques-unes ont été invalidées sur recours même du PTB) à Liège, Flémalle, Herstal, Seraing ou au niveau provincial [9].

Bruxelles et Hainaut : un cran plus bas

La gauche radicale est également parvenue à conserver un siège à Anderlues, à Courcelles et à La Louvière ou à en décrocher un à Charleroi, à Molenbeek, à Schaerbeek et à Mons. Dans les deux premiers cas, il s’agit d’élus trotskyste ou communiste actifs localement de longue date. Le PTB enlève les autres sièges qui, sauf à Mons, sont remportés dans des communes où MPLP dispose d’une maison médicale. C’est donc dans presque tous les cas un ancrage local qui permet l’obtention de sièges. Mais avec des moyens humains et financiers moindres, la percée dans le Hainaut ou à Bruxelles est moindre. La concurrence y est également plus vive. Le PC hennuyer privilégie actuellement l’alliance avec les autres formations de gauche radicale au détriment d’un rapprochement avec le PTB. Même éclatée et fantomatique, l’extrême droite demeure plus présente dans le Hainaut que du côté de Liège, obtenant deux sièges à Charleroi et un à La Louvière. Pour attirer les déçus du PS, le discours xénophobe de ce courant concurrence dès lors les arguments de la gauche radicale antiraciste. Enfin, la configuration du Hainaut, partagé entre différents bassins (Charleroi, le Centre, Mons…), diffère de la province de Liège, où tous les regards convergent vers le chef-lieu, centre de l’activité politique, syndicale et associative.

Dans un contexte de crise perdurant et faisant de plus en plus sentir ses effets sur la population, face à un PS dont l’image est associée plus étroitement que jamais au pouvoir depuis qu’Elio Di Rupo est Premier ministre, et grâce à la visibilité renforcée que confère l’élection de plusieurs conseillers locaux, le PTB pourrait dès lors renforcer ses assises en dehors de la région liégeoise. S’il y parvient, il pourrait peut-être bénéficier de l’ouverture affichée depuis quelque temps dans le paysage syndical, la régionale FGTB de Charleroi s’étant par exemple publiquement distanciée du PS. Mais pour ce faire, il lui faudra développer ses réseaux militants, tabler sur la poursuite de la décomposition de l’extrême droite et parvenir à supplanter les autres formations de gauche radicale ou à s’allier à elles. Enfin, l’élection d’un nombre de conseillers désormais significatif sur sa gauche pourrait pousser le PS à s’interroger sur les causes de la désaffection de certains électeurs et le conduire à revoir discours et actions. Il n’en reste pas moins que le contexte liégeois continuera de différer sur plusieurs points de la sociologie du Hainaut ou de Bruxelles.

Mots Clés : Élections

[1] Auxquels s’ajoute un mandat obtenu sur une liste d’appellation locale.

[2] Les districts sont des entités intracommunales qui peuvent être créées dans les communes de plus de 100 000 habitants pour gérer des questions d’intérêt communal que la commune décide de leur déléguer : travaux publics locaux, sport, activités à destination de la jeunesse ou des personnes du troisième âge… À ce jour, seule la ville d’Anvers a créé ce type de structure, au nombre de neuf. Depuis 2000, les conseils de district anversois sont élus tous les six ans, le même jour que les conseils communaux et provinciaux. Les conseillers de district désignent en leur sein un président et les autres membres du collège de district. Le district anversois le plus peuplé compte presqu’autant d’habitants que la ville de Liège, le plus petit a une population équivalente à une commune comme Welkenraedt.

[3] Né en 1921, le PCB a obtenu ses premiers députés en 1925 ; il a perdu toute représentation parlementaire lors du scrutin de 1985. De 1925 jusqu’à 1981, la province de Liège a envoyé de manière quasiment continue un ou plusieurs élus communistes au Parlement, provenant presque toujours de l’arrondissement de Liège.

[4] Cf. P. Delwit, « Qui vote pour le Front national en Belgique ? », in P. Delwit, J.-M. De Waele, A. Rea, L’extrême droite en France et en Belgique, Bruxelles, Complexe, 1998, pp. 167-168.

[5] A la suite de nombreux chercheurs français contestant l’hypothèse d’anciens électeurs communistes passés directement au FN, j’ai en effet montré que le caractère xénophobe du vote pour un parti d’extrême droite rend difficile, pour ces électeurs, un vote en faveur de la gauche radicale. J. Faniel, Le vote d’extrême droite en Belgique francophone. Enquête à Seraing, Bruxelles, Mrax, 2000, p. 82.

[6] Voir J. Dohet, J. Faniel, « La gauche anticapitaliste en Belgique : entre fragmentation et tentatives d’unité », in J.-M. De Waele, D.-L. Seiler (éd.), Les partis de la gauche anticapitaliste en Europe, Paris, Economica, 2012, pp. 274-291.

[7] André Renard (1911-1962), dirigeant de la FGTB, figure de proue de la grève générale de 1960-61 et porte-parole d’une orientation articulant le fédéralisme et les réformes de structure. Ses partisans au sein de la FGTB incarnent une ligne « anarcho-syndicaliste » d’autonomie à l’égard du PS. (NDLR).

[8] Ce phénomène s’observe aussi à Anvers avec le président du parti, Peter Mertens.

[9] Des listes Wallonie d’abord étaient parfois présentes, mais très discrètement et avec un discours se démarquant nettement de l’extrême droite.