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TERRITOIRES

La gentrification et son contraire

Mathieu VAN CRIEKINGEN
Enseignant-chercheur, géographie humaine, ULB

« Gentrification » : ce terme, qui évoque le grignotage des quartiers populaires par les « nouveaux urbains » issus des classes moyennes cultivées, est-il le « nouveau prêt-à-penser » de l’analyse des phénomènes urbains ? L’idée est loin de faire consensus parmi les militants et chercheurs spécialisés. Ainsi, fin 2011, l’Arau – un think tank bruxellois créé en 1969 – s’était penché sur la question dans le cadre d’un cycle de conférences. Les conclusions de ses réflexions ont été publiées ici même sous la plume d’Isabelle Pauthier, la directrice de l’Arau. Parmi les intervenants, Mathieu Van Criekingen ne s’est pas retrouvé dans ces conclusions. Il s’en explique ici et relance le débat.

Se pourrait-il que l’ordre urbain rêvé de la ville « mixte », « durable  » et « créative », ne s’avère pas, dans les faits, bénéfique à l’ensemble des citadins ? Telle est, en résumé, la question politique essentielle que pose la notion de gentrification. Et cette question ne se pose pas qu’à Bruxelles. Elle soulève au contraire plusieurs contradictions fondamentales de la façon dont sont actuellement transformés les espaces urbains dans les sociétés capitalistes dites avancées, en matière de production de logements, d’usages de biens collectifs comme les transports en commun, les espaces publics…

La notion de gentrification ne peut donc être ramenée à un questionnement plus moral que politique bâti sur des oppositions aussi fausses que stériles entre la « ville rénovée » versus la « ville déglinguée », le « retour en ville » versus l’« exode urbain » ou encore la « mixité des quartiers » versus les « ghettos ».

Paradoxalement, l’article « Dehors les bourges, dedans le peuple  ? La “gentrification” à Bruxelles » publié dans le précédent numéro de Politique, nous invite à nous débarrasser de cette notion.

L’article ne remet pourtant pas en cause l’existence du processus à Bruxelles. Il tranche ainsi avec des positions qui, au contraire, la nient : « N’importe quoi ! Vous parlez de la gentrification ? Dites-moi où elle se produit. […] Il n’y a pas eu de mutation sociale grave à Bruxelles ! La rénovation a des effets bénéfiques ! La classe moyenne a des exigences supérieures. » (Charles Picqué dans Le Soir du 20 octobre 2009). La gentrification est pourtant bel et bien à l’oeuvre dans plusieurs quartiers centraux bruxellois, et ce avec une intensité croissante depuis la fin des années 1990.

La notion de gentrification n’a rien d’un "nouveau prêt-à-penser" et tout d’une clef de lecture du réel scientifiquement établie et de fait bien utile.

On peut la repérer à l’apparition d’une offre de logements dont les prix sont en décalage par rapport aux ressources des habitants locaux, à l’ouverture en série de bars branchés, au changement progressif de la composition sociale des quartiers…

Le débat porte plutôt sur la pertinence de la notion et sur sa portée politique, et l’article mentionné défend à cet égard deux arguments principaux. D’une part, pointer la gentrification comme problème reviendrait à se tromper de cible : la vraie menace serait la spéculation. D’autre part, se saisir de cette notion conduirait à une impasse politique entachée d’une lourde faute morale : poser la question de la gentrification et critiquer le rôle de certaines politiques publiques à son égard reviendrait implicitement à prôner l’abandon des quartiers populaires à des mécanismes de paupérisation et de délabrement.

Il y a pourtant une différence indispensable à faire entre explication et justification, entre analyse et jugement. Ainsi, « dehors les bourges […], cette expression peinte avec une certaine violence sur les murs d’une maison rénovée de la rue de la Limite, à Saint-Josse  », ne peut-elle renvoyer à des causes, et donc être expliquée, et ce peu importe que l’on soit en accord ou pas avec le message ? Se priver de toute analyse par les causes confine le débat aux seuls termes de l’approbation ou de la réprobation morales – tout en s’interdisant de chercher à comprendre la ville telle qu’elle est produite et transformée, ici et maintenant.

Gentrification : une notion à bannir ?

Plus de quatre décennies de recherches et de débats scientifiques ont établi la pertinence de la notion de gentrification pour comprendre les ressorts profonds et les modalités concrètes d’une série de transformations en cours au centre des villes. La notion de gentrification n’a donc rien d’un « nouveau prêt-à-penser » et tout d’une clef de lecture du réel scientifiquement établie et de fait bien utile.

Quand, au début des années 1960, une sociologue britannique, Ruth Glass, crée le néologisme « gentrification », c’est pour répondre au besoin de nommer un processus neuf pour l’époque, combinant rénovation de l’habitat ancien dans des quartiers populaires, installation de ménages des classes moyennes ou supérieures et éviction en parallèle des ménages en place. Le terme ne vise donc pas à désigner un hypothétique « retour en ville » d’une petite noblesse rurale (la gentry) : les nouveaux venus dans les quartiers populaires qu’elle observe proviennent d’autres quartiers de Londres ou d’autres villes, pas de la campagne anglaise. Ce schéma est toujours vrai aujourd’hui, à Bruxelles aussi. Plutôt, c’est délibérément que R. Glass opte pour une terminologie qui spécifie explicitement que ces transformations spatiales ne sont pas du tout neutres en termes sociaux. La racine « gentry » est précisément là pour ça : mettre l’accent sur le clivage de classe qui sépare anciens et nouveaux habitants dans les quartiers analysés. Elle cherche ainsi, tout à fait consciemment, à fonder une notion qui n’euphémise pas les inégalités et les rapports de force entre classes sociales, au contraire de toute la série des termes en « re- » aujourd’hui archidominants dans le langage politique et médiatique, tel que « renaissance  », « renouveau », « revitalisation  », « régénération »…

Même mené au nom de grandes valeurs humanistes, le réinvestissement de quartiers populaires ne se fait pas toujours sur le mode enchanté des rapports "gagnants-gagnants".

C’est là tout le sens de l’étymologie du terme, et c’est aussi là toute l’utilité de la notion : rendre intelligible une part significative du réel, dans l’espoir de susciter des prises de conscience, voire d’équiper des résistances. Parler de gentrification, c’est donc rappeler que, même mené au nom de grandes valeurs humanistes, le réinvestissement de quartiers populaires ne se fait pas toujours sur le mode enchanté des rapports « gagnants-gagnants », loin de là.

La gentrification a partie liée avec une série d’autres processus, dont la spéculation foncière et immobilière. Un des apports fondamentaux du travail de Neil Smith, l’un des auteurs ayant le plus fait progresser la connaissance en la matière, est d’avoir théorisé la gentrification comme une forme majeure de spéculation, et ce dès la fin des années 1970. Pour lui, la gentrification est bien moins un retour d’habitants vers les centres-villes qu’une revalorisation marchande de quartiers – « a back to the city movement by capital not people ». Les premiers « gentrifieurs », ce ne sont donc pas les nouveaux ménages (plus ou moins) aisés qui s’installent dans des quartiers populaires pour y habiter, mais bien les pouvoirs, privés et publics, qui canalisent les flux d’investissements vers les quartiers populaires dans le but d’en obtenir un retour profitable pour eux-mêmes : plus-values foncières ou immobilières, changement de la composition sociologique ou de « l’image de marque » des quartiers… Opposer gentrification et spéculation à la manière de deux objets totalement étrangers l’un à l’autre revient donc à bâtir une opposition totalement factice, et rejeter l’une pour adopter l’autre n’a aucun sens.

L’illusion d’une « bonne » gentrification

Pour de nombreux commentateurs, la gentrification des quartiers populaires serait devenue, à bien des égards, une bonne chose, à Bruxelles notamment. Après tout, semblent-ils dire, n’estil pas bienvenu que des investisseurs et des populations solvables ne tournent plus le dos à des quartiers jusque-là moins valorisés ? Et si des populations quittent des quartiers en voie de gentrification, ne serait-ce pas d’abord le signe que des ménages suivant une trajectoire sociale ascendante déménageraient vers de « meilleurs » quartiers ? En fait, les informations disponibles sur les ménages quittant les quartiers en voie de gentrification manquent cruellement : qui ? pourquoi ? pour aller où ?… Ces questions, semble-t-il, intéressent peu. Mais quand les données existent et sont utilisées pour tenter d’y répondre, les résultats obtenus indiquent qu’il n’est pas possible d’ignorer l’existence de déménagements bien plus subis que choisis, sous la contrainte d’une hausse de son loyer par exemple [1].

L’argument de la « bonne gentrification  » déborde en fait largement du cas bruxellois. Son essor relativement récent doit beaucoup au discours de la « positive gentrification » construit et diffusé par le New Labour de Tony Blair à partir de la fin des années 1990. Selon ce discours, loin d’être un problème, le basculement de certains quartiers populaires en territoires « compétitifs » (c’est-à-dire attractifs pour des investisseurs immobiliers, des habitants solvables, des fonctions d’excellence…) devrait plutôt être vu comme une chance, une opportunité à saisir. Pour les tenants de cette ligne, il s’agit d’encourager le développement d’un mouvement plus ample de « renaissance urbaine », dont les bénéfices attendus profiteraient au final à l’ensemble des citadins : amélioration du cadre de vie, créations d’activités et emplois, remise en valeur du patrimoine… Les récentes révoltes urbaines à Londres, où cette stratégie est menée à grande échelle, devraient à tout le moins pousser à mettre en doute l’étendue des bénéfices de celle- ci, ou, mieux encore, à en questionner les retombées réelles sur les différentes composantes de la population. Ceci suppose de se dégager des analyses construites sur la comparaison de l’état des quartiers « avant » et « après » intervention, dont la conclusion est connue à l’avance : « c’est mieux après » puisque les trottoirs sont refaits, des logements ont été rénovés, des activités nouvelles se sont installées… Mais cette démarche confond le sort du quartier et celui des populations qui y vivent – ou ne peuvent plus y vivre. Au final, « qui gagne ? », « qui perd ? », « qui décide ? » restent bel et bien les bonnes questions.

Au final, "qui gagne ?", "qui perd ?", "qui décide ?" restent bel et bien les bonnes questions à se poser.

Un autre argument avancé à l’appui de la thèse de la « bonne gentrification » tient à la contribution supposée des nouveaux habitants à l’amélioration des conditions de vie de tous via l’implication de ceux-ci dans les structures de participation citoyenne de type commission ou conseil de quartier. Les preuves empiriques à l’appui de cet argument ne sont pourtant pas légion. Au contraire, certaines études mettent en évidence que, dans les quartiers en voie de gentrification, les nouveaux venus et les propriétaires sont les plus fortement représentés parmi les habitants faisant entendre leur voix dans les instances locales de participation. S’ils seront facilement enclins à réclamer des améliorations du confort d’usage du quartier (espaces verts, pistes cyclables, propreté…), sans doute bénéfiques pour le plus grand nombre, il n’est pas du tout évident qu’il en aille de même dès lors qu’il s’agit de revendiquer davantage de logements sociaux près de chez soi, la protection d’activités industrielles ou de commerces de gros peu esthétiques mais fournisseurs d’emplois locaux, ou de lutter contre la gentrification. Comme le soulignent Anne Clerval et Antoine Fleury à propos des conseils de quartier à Paris, le risque que ces instances de participation citoyenne se muent en chambres de justification a posteriori de certaines politiques par la voix de ceux qui en bénéficient le plus est bien réel [2].

Morale ou politique ?

Se saisir de la notion de gentrification permet donc de poser comme aux conséquences des transformations en cours dans les quartiers populaires. Mais cette tâche a encore à faire face à un argument massue bien installé. En bref : critiquer la gentrification et les politiques publiques jouant de fait en leur faveur, ce serait implicitement refuser toute forme de rénovation ou d’investissement dans les quartiers populaires. Cet argument est d’autant plus efficace que les politiques actuelles de « revitalisation des quartiers » ou de « renaissance urbaine » sont systématiquement menées au nom de valeurs humanistes, mixité sociale en tête. Rares en effet sont les positions revendiquant sans complexe l’éviction des classes populaires des centres-villes. Critiquer la gentrification se trouverait dès lors entachée d’une lourde faute morale permettant de la discréditer aisément : contre la gentrification = contre la mixité = pour les « ghettos ».

Il y a bien sûr beaucoup à défaire de l’idéal proclamé de mixité sociale dans le champ des politiques de l’habitat. Les analyses démontrant la vacuité de l’idée prêtant au rapprochement spatial de catégories sociales aux conditions d’existence très inégales des vertus quasi magiques de transfert de ressources des plus riches vers les plus pauvres sont à présent fort nombreuses. La distance spatiale n’efface pas les distances sociales ou, en d’autres mots, populations mieux mélangées ne font pas richesses mieux distribuées [3].

Et si, plus fondamentalement encore, le contraire de la gentrification, ce n’était ni l’abandon, ni la « ghettoïsation » des quartiers populaires, ni encore le rejet de tout projet de rénovation urbaine ou de mixité sociale dans l’habitat ? Si « dehors les bourges » n’était pas lu sous le signe exclusif de la faute morale ? Sans doute cette expression pourrait-elle alors être mise en rapport avec une série d’éléments susceptibles de lui donner du sens, de la comprendre. Il faudrait alors mentionner le sacrifice de quartiers habités sur l’autel d’un développement international haut de gamme ou l’indigence des propositions institutionnelles existantes en matière de droit au logement des classes populaires et des franges précarisées des classes moyennes. La production de logements réellement sociaux est à un niveau historiquement bas, même inférieur aux volumes produits dans les années 1940, tandis que s’allonge toujours plus la liste d’attente. Ainsi, entre les 1er janvier 2009 et 2010, le parc de logements sociaux bruxellois a augmenté de 66 unités alors que 958 noms sont venus s’ajouter à liste des personnes en attente [4].

L’heure est plutôt à un jeu sémantique sur les catégories produites, semble-t-il, comme s’il fallait « noyer le poisson » de la pénurie de logements adaptés aux ressources et aux besoins des habitants à bas revenu dans une vaste catégorie de logements dits « de qualité à gestion publique et à finalité sociale ». Dans les faits, ces logements restent fort peu nombreux et sont, pour large partie, impayables pour les ménages à bas revenus. De quoi, dès lors, sérieusement questionner l’ambition affichée dans le projet de nouveau Plan régional de développement (durable) de voir les « effets pervers » de la gentrification contrés par la production de logements publics.

Une affaire de classes

De plus, faut-il le rappeler, la majorité des Bruxellois à revenus faibles ou précaires est logée dans le parc locatif privé de maisons et d’appartements (ou de chambres, de caves, de mansardes…). La gentrification accentue la pression sur ce marché, nécessairement au détriment des ménages économiquement les plus faibles, tandis que le montant des loyers reste fixé quasiment sans contraintes à chaque renouvellement de bail. Faut-il alors s’étonner que, selon la dernière enquête de l’Observatoire des loyers, la moitié la moins nantie des ménages bruxellois n’a plus accès qu’à 5% du marché locatif privé. En 1993, date de la première enquête, cette proportion était encore de 38%. Pour les ménages comptant parmi le tiers le moins nanti de la population, on est passé sur la même période de 12% à 1% [5]... Ces chiffres globaux pour la Région ont en outre une dimension spatiale : quand on ne dispose que de revenus modestes ou précaires, se replier sur les quartiers centraux anciens de la ville, ceux-là mêmes que ciblent en priorité les politiques de « revitalisation  », est une possibilité à la fois de moins en moins effective mais de plus en plus nécessaire. Progression de la gentrification et concentration de la précarité d’existence vont ainsi de pair, multipliant les contrastes sociaux d’un îlot à l’autre, d’une rue à l’autre, d’un immeuble à l’autre…

La distance spatiale n’efface pas les distances sociales ou, en d’autres mots, populations mieux mélangées de font pas richesses mieux distribuées.

Ainsi pourrait alors être questionnée la forme de rénovation urbaine aujourd’hui prédominante à Bruxelles. Depuis le début des années 1990, les politiques dites de « revitalisation urbaine » menées en Région de Bruxelles- Capitale sont articulées autour d’un principe cardinal de renforcement de l’attractivité (résidentielle, commerciale, immobilière…) des territoires composant les quartiers centraux de la ville. Les investissements publics cherchent explicitement à y susciter des « effets d’entraînement », en termes de projets immobiliers, de revalorisation des logements privés, d’installation de nouvelles activités... À Molenbeek, par exemple, c’est la prolongation vers l’ouest du canal de « l’effet Dansaert » initié sur l’autre rive depuis la fin des années 1980 (et activement soutenu par une série d’investissements publics) qui est explicitement visée par les tenants de la « revitalisation », sans beaucoup d’égards pour les conséquences néfastes sur la population en place. Or cette dernière ne réclame pas l’ouverture de cafés branchés, de boutiques de mode pointue ou la production de lofts coûteux, mais, au contraire, insiste sur la lutte contre la gentrification dans le quartier [6].

En définitive, c’est le basculement des quartiers populaires en espaces (ré)investis par des classes mieux positionnées dans les rapports sociaux qui est visé par les politiques de « revitalisation urbaine » menées à Bruxelles. Comme le souligne le Rassemblement pour le droit à l’habitat, « la cause principale du manque de logements décents et abordables pour les ménages à bas revenus réside dans le fait que, depuis la naissance de la Région de Bruxelles-Capitale, les politiques bruxelloises du logement et de la rénovation urbaine visent surtout à retenir ou à attirer à Bruxelles les revenus moyens. Nous retrouvons ce choix des hommes politiques régionaux dans de nombreux plans de développement urbain et dans de multiples déclarations officielles » [7].

Aujourd’hui, à Bruxelles, les espaces d’habitat populaire se contractent chaque jour un peu plus, et ce alors même que le nombre d’habitants à revenus bas ou précaires augmente et que progressent tous les indices d’inégalités sociales. L’usage de la notion de gentrification pose un questionnement politique, pas moral, sur ces transformations. Le contraire de la gentrification, ce n’est ni l’abandon, ni le délabrement des quartiers populaires. C’est la transformation de l’ordre urbain en vue de la production de lieux socialement réussis, plutôt que de zones compétitives à destination de catégories choisies d’habitants.

Mots Clés : Logement

[1] Voir « Que deviennent les quartiers centraux à Bruxelles ? Des migrations sélectives au départ des quartiers bruxellois en voie de gentrification », Brussels Studies, n°1,

[2] Voir A. Clerval et A. Fleury, « Politiques urbaines et gentrification. Une analyse critique à partir du cas de Paris », L’Espace Politique, 2009, n°8.

[3] Voir S. Tissot, De bons voisins. Enquête dans un quartier de la bourgeoisie progressiste, Paris, Raisons d’agir, 2011.

[4] Source : Baromètre social 2011, Observatoire de la santé et du social de Bruxelles. En ligne sur www.observatbru.be.

[5] Le calcul se base sur une norme théorique fixant à un quart la part maximale du revenu disponible que les ménages devraient consacrer au loyer. En ligne sur www.observatbru.be.

[6] Voir le Mémorandum pour le droit au logement à Molenbeek rédigé par l’association La Rue et la Maison de Quartier Bonnevie.

[7] Voir aussi le journal Plouf. Un pavé dans le canal publié par Inter-environnement Bruxelles en octobre 2011.