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La lente agonie du Musée de l’Immigration

Anne MORELLI
Historienne, professeure à l’Université libre de Bruxelles. Elle y codirige, avec Jean-Philippe Schreiber, le Groupe d’étude sur l’histoire de l’immigration et a notamment coordonné des ouvrages sur (...)

Un projet dès le départ mal ficelé, des politiques peu enthousiastes voire franchement hostiles, une communauté scientifique peu sollicitée... En l’espace de dix ans (2001-2010), le projet de Musée de l’Immigration a été pensé, programmé... et sera finalement jeté aux oubliettes.

Le 5 octobre 2001, la déclaration gouvernementale de la Région de Bruxelles-Capitale annonce la création de deux musées dans le cadre du Plan régional de développement (PRD). Il s’agit du Musée de l’Europe et du Musée de l’Immigration. L’initiative est présentée comme une création culturelle importante de nature à promouvoir l’image internationale de Bruxelles et à y attirer des touristes.

Dix ans plus tard, nul ne peut ignorer les expositions réalisées par le Musée de l’Europe avec d’énormes moyens [1] et dont la publicité fracassante est incontournable même si son contenu est très discutable [2]. Par contre le Musée de l’Immigration qui relevait, en 2001, d’une des douze grandes priorités du « projet de ville », lui, n’a jamais vu le jour.

Les sponsors et subsides n’ont pas manqué au premier. Il occupe aujourd’hui les locaux initialement prévus... justement pour le Musée de l’Immigration.

Suivre l’agonie du projet de Musée de l’Immigration c’est évidemment comprendre le poids décisif du politique dans toute initiative culturelle de ce genre.

Un précédent muséal : « La mémoire retissée »

Le Groupe d’étude sur l’histoire de l’immigration, constitué à l’Université libre de Bruxelles en 1990 et seul en Belgique à s’être focalisé sur l’aspect historique des migrations, après avoir publié un ouvrage collectif retraçant les mouvements de population en Belgique depuis la préhistoire [3], décida de diffuser plus largement le résultat de ses travaux.

"Deux ans plus tard, le bel enthousiasme s’est éteint. Le Soir, qui le 4 juillet 2002 titrait « L ’immigration aura son musée », titre désormais « L ’immigration n’ira pas au musée »."
L’idée naquit donc – novatrice en 1993 – d’une énorme exposition montée dans la gare de Schaerbeek et intitulée « La mémoire retissée ». Avec d’importants moyens et appuis officiels [4], l’exposition présentait, dans ce quartier où résident de nombreux immigrants, d’authentiques trains des années quarante, des reconstitutions grandeur nature et deux niveaux construits spécialement dans la gare pour des documents et objets originaux présentés dans une scénographie impressionnante.

Personnellement, en tant que membre de l’Association pour les musées de l’Immigration [5], j’avais eu l’occasion de visiter les musées existants et entre autres de réaliser une mission d’expertise d’Ellis Island à New York [6].

Cette expérience m’avait beaucoup stimulée pour concevoir avec mon collègue Jean-Philippe Schreiber l’exposition « La mémoire retissée – 100 ans d’immigration vers la Belgique ». L’idée du titre était de « retisser » les fils de la mémoire, perdue par les enfants et petits-enfants d’immigrés [7].

Scénographie et contenu

L’idée fondamentale de l’exposition était de ne pas diviser les itinéraires des migrants selon leurs origines nationales mais, tout au contraire, de mélanger volontairement toutes ces histoires pour en faire sortir un fil conducteur commun.

Ainsi l’exposition commençait à l’extérieur (et dans le froid !) sur les voies, dans les wagons... pour faire comprendre au public la première étape des migrations, la pré-migration, le « push » qui explique pourquoi quelqu’un se décide à partir. Les motifs de l’émigration étaient présentés dans cette section intitulée « Pourquoi partir ? » où étaient intentionnellement mélangés des documents sur la pauvreté au Maroc, en Amérique latine dans l’Italie des années cinquante, au Congo, mais aussi des documents concernant la dictature de Franco, le massacre des Arméniens en Turquie, les pogroms contre les Juifs, la guerre civile espagnole, les Tsiganes déportés.

Dans les trains, on pouvait espérer – comme les migrants eux-mêmes – trouver en Belgique la réalisation de tous ses rêves, le paradis promis par la propagande belge qui cherchait, de 1946 à 1974, à attirer la main d’œuvre nécessaire aux mines et chantiers. Les objets présentés ne l’étaient pas dans des vitrines classiques mais dans d’authentiques valises en carton, symboliques des voyages des pauvres. En descendant sur le quai de la gare, le visiteur était « accueilli » (comme un migrant) dans une langue incompréhensible. Dans l’exposition présentée à Schaerbeek un géant blond en uniforme et képi donnait des ordres au visiteur... en finnois !

Le « visiteur-migrant » comprenait plus ou moins qu’il s’agissait d’entrer par l’autre côté de la gare où était écrit « Bienvenue en Belgique », mais où il se heurtait à un mur ! L’entrée était dissimulée, il fallait entrer dans le pays par une voie détournée.

Dans la première salle de la gare, les guichets étaient aussi nombreux que les démarches indispensables pour accéder à un grand escalier très raide aboutissant au travail et au logement. Des vidéos, des reconstitutions, des objets, des documents d’archives, des photos y représentaient les « niches » classiques du travail des migrants en Belgique (la mine, le restaurant, l’atelier de textile, les travaux ménagers), leurs risques et les difficultés d’accéder à d’autres métiers (les permis de séjour, de travail...).

Pour organiser ensuite toutes les impressions surgies lors de la visite, une salle dite « didactique  » offrait les données objectives relatives au phénomène  : statistiques, législations, courbes démographiques, répartition des étrangers sur le territoire...

Inaugurée à grands renforts de personnalités, l’exposition « La mémoire retissée », après sa présentation à la gare de Schaerbeek, a circulé dans les grandes villes de Wallonie : Liège, Charleroi, Mons... Elle a connu un succès énorme tant en nombre de visiteurs (plus de cinq cents certains jours) que par son impact médiatique. Dans l’introduction du volume qui accompagnait l’exposition, les organisateurs écrivaient déjà qu’ils espéraient la voir transformée en un musée permanent des migrations en Belgique. Pourtant, après cette tournée triomphale, l’exposition n’a pu trouver un lieu de déploiement définitif. L’initiative du gouvernement bruxellois apparaissait donc aux historiens, associations et intervenants sociaux comme une heureuse occasion de ressusciter un projet qui avait déclenché tant d’enthousiasme sans aboutir au musée qu’il était censé préparer.

Le musée dans les assemblées bruxelloises

Se pencher sur les réunions des instances parlementaires bruxelloises permet de retrouver de nombreuses interventions à propos du Musée de l’Immigration [8].

La première est due à Fatiha Saïdi (alors Écolo) [9]. Au Conseil de la Région de Bruxelles-Capitale, elle interroge le ministre-président François- Xavier de Donnea sur la création du musée qui a été présenté avec comme objectif de « sensibiliser le plus grand nombre à l’histoire interculturelle de la Région de Bruxelles ». Fatiha Saïdi voudrait des précisions sur l’avancement du projet, la désignation des acteurs, les délais de réalisation. Le ministre-président, visiblement peu enthousiaste, lui répond laconiquement, le 15 janvier 2002, que le PRD est toujours en période d’avis d’enquête publique et qu’il ne peut émettre de propositions concrètes.

"Si l’on a pu trouver de l’argent pour financer les réalisations manipulatoires et spectaculaires de l’un des deux musées inscrits dans le cadre du PRD de 2001, pourquoi n’en a-t-on pas trouvé pour l’autre, ce Musée de l’Immigration qui était l’une des douze priorités du projet de ville ?"

Le projet va cependant connaître un fameux coup de fouet. En mai 2002, la presse révèle [10] qu’Alain Hutchinson (secrétaire d’État PS) a quasi finalisé le projet ! Des contacts ont été pris avec les partenaires flamands, avec le niveau fédéral et avec la Communauté française. Un Comité scientifique a été mis sur pied.

Alain Hutchinson est donc soumis à une salve d’interpellations parlementaires à ce sujet [11]. La première revient à F. Saïdi qui s’étonne des informations contradictoires au sujet du futur musée, se réjouit de sa prochaine réalisation mais demande à connaître la composition précise du Comité scientifique et la provenance des fonds qui lui seront attribués.

À sa suite, une autre représentante prend la parole mais pour intervenir en sens inverse. Amina Derbaki Sbaï (alors FDF) estime que les motivations d’Alain Hutchinson sont troubles et électoralistes. Elle conteste l’utilité d’un Musée de l’Immigration, lui préférerait un « Centre euro-arabe » et demande le coût de l’étude commandée au Comité scientifique et les résultats concrets des contacts noués. C’est ensuite Joël Riguelle (CdH) qui demande des précisions financières et une « étude conséquente » pour un projet auquel son groupe est favorable et qui est capable « d’attirer le visiteur et le touriste intelligent ».

Dans sa réponse, Alain Hutchinson développe les objectifs de son projet. C’est lui qui a proposé un Musée de l’Immigration lors de la négociation du PRD. Il « réservera une large place à l’histoire et à la mémoire mais veillera à être en prise avec le présent et l’avenir » et ce musée aura une vocation nationale. S’il est peu disert sur le lieu prévu et sur qui financera le musée (« Cela fait partie des inconnues »), Alain Hutchinson énumère par contre les membres du Comité scientifique du musée et l’association à laquelle l’étude préalable a été confiée.

En fait ces deux éléments ne manqueront pas d’alimenter la polémique  : aucun historien francophone ne figure dans le Comité et l’étude a été confiée à un groupe dirigé par un proche d’Hutchinson [12] mais qui est spécialisé... dans la stratégie économique alternative !

D’autres reproches seront ensuite formulés à l’encontre d’Hutchinson. Un voyage annoncé comme de deux jours pour trois personnes [13] afin de visiter Ellis Island qu’il n’avait pas encore visité, sera relaté par la presse comme l’occasion de déplacer un large entourage [14].

Par ailleurs, le rapport du Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative, lourd de dix-huit pages, a été payé 60 400 euros, ce qui peut sembler cher par page ou apparaître comme une aide indirecte à un ami en difficultés.

Inculture culturelle

En tous les cas, deux ans plus tard, alors qu’Alain Hutchinson est devenu député européen, le bel enthousiasme s’est éteint. Le Soir, qui le 4 juillet 2002 titrait « L’immigration aura son musée », titre désormais « L’immigration n’ira pas au musée » [15].

Cette nouvelle déclenche en octobre 2004 une nouvelle salve d’interpellations [16]. Les questions s’adressent au ministre-président Charles Picqué et sont le fait de Didier Gosuin (FDF), Josy Dubié (Écolo), Julie Fiszman (PS) et Fatiha Saïdi (alors Écolo). Fadila Laanan a confirmé qu’un montant de 160 000 euros avait été prévu par son prédécesseur à la Communauté française pour acheter les bâtiments de Tour et Taxis en vue d’y installer le Musée de l’Immigration. Mais le montant n’a pas été réservé. Le représentant du FDF, favorable au projet, demande à Charles Picqué si les instances flamandes y participeront bien financièrement. Josy Dubié s’inquiète, comme Julie Fiszman et Fatiha Saïdi (qui me cite au Conseil !) que « ce projet soit jeté aux oubliettes après tout le travail qui a été entrepris durant la précédente législature, après son inscription dans le PRD (...), après des accords tracés entre les différents niveaux de pouvoir et après la création d’un comité scientifique » [17].

La réponse de Charles Picqué est ambiguë. D’une part il assure qu’«  il est prématuré de dire que ce projet est enterré », mais d’autre part il abandonne le concept de Musée, qui implique évidemment des collections et une dimension historique. Il exprime même sa « répulsion  » (sic) envers cette dénomination. Il assure que « le musée renvoie à quelque chose de statique » et ajoute « ne parlons plus de musée  ». Il voit peut-être à sa place un « centre  » qui expliquerait les changements de la ville, serait local et bruxellois. Quant à l’achat du bâtiment, il le tient alors pour acquis (« Je vais demander à la Régie foncière de finaliser rapidement cette acquisition »), car le prix demandé est largement inférieur au budget prévu. Le seul problème financier restant concerne, selon le ministre- président, la rénovation du bâtiment puis le budget de fonctionnement du « Centre  ».

À la Commission communautaire française, c’est Françoise Schepmans (MR) qui demande des nouvelles du musée et se voit répondre une phrase qui donne la mesure d’une inculture abyssale puisque Charles Picqué assure que le mot « musée » « n’est quand même pas un concept qui évoque une grande activité » [18] !

Par ailleurs, en tant que membre du Collège chargé de la cohésion sociale, il avoue que les problèmes financiers proviennent notamment du fait que « la Communauté flamande n’a pas exprimé un grand intérêt » [19]. Constatation peu étonnante quand on connaît les résultats électoraux en Flandre et l’attitude qu’ils reflètent face à l’immigration.

Baroud d’honneur

Alors que, le 15 février 2005, il était encore fermement répondu à Didier Gosuin [20] que la vente du bâtiment destiné à abriter le Musée de l’Immigration était conclue (« L’acte authentique est donc en cours de rédaction par le notaire chargé de la vente ; dès réception de celui-ci, il sera signé. Cette signature est imminente »), il va s’avérer que le projet est au point mort puis franchement abandonné.

Le 24 mars 2006, Évelyne Huytebroeck, ministre en charge du Tourisme, est encore interpellée par Didier Gosuin et Joël Riguelle à propos de ce projet mais y répond très évasivement.

Reprenant ce thème, l’élu FDF repose une question en juin 2007 sur « l’avancement de l’installation du Musée de l’Immigration » [21]. Mais cette fois la réponse du ministre est formelle : « Le concept de Musée de l’Immigration a été abandonné pour être remplacé par celui de Maison des migrations ». Les autres exécutifs se sont retirés du projet. « J’ai décidé de surseoir à l’acquisition par la Région de l’hôtel des douanes de Tour et Taxis ».

Même s’il est encore confirmé à Frédéric Erens que 620 000 euros avaient bien été engagés en 2004 [22], le projet est, de fait, abandonné.

En janvier 2010, au Parlement régional, plusieurs de ses défenseurs vont cependant encore monter à la tribune pour interpeller à ce sujet Charles Picqué. Il s’agit d’Ahmed Mouhssin (Écolo) et de Jamal Ikazban (PS). Le premier demande au ministre d’exposer franchement son projet et suggère que le Musée de l’Immigration de Bruxelles soit un Musée européen de l’Immigration avec une dimension belge et bruxelloise.

Jamal Ikazban insiste pour que le musée englobe les flux migratoires antérieurs à 1945 et sur la cohésion sociale dont il peut être porteur. Charles Picqué répond en présentant les raisons financières qui l’ont obligé à abandonner le projet.

Les causes de cet échec

Il serait simpliste d’accepter la seule explication financière. Si l’on a pu trouver de l’argent pour financer les réalisations manipulatoires et spectaculaires de l’un des deux musées inscrits dans le cadre du PRD de 2001, pourquoi n’en a-t-on pas trouvé pour l’autre, ce Musée de l’Immigration qui était l’une des douze priorités du projet de ville ?

Il est évident que le Musée de l’Europe, malgré les déboires de ses débuts, a pu compter sur le soutien financier de la Commission européenne et du Parlement européen, auxquels la Région bruxelloise a ajouté ses propres subsides. Il a en outre été un projet porté sans discontinuité par la forte personnalité d’Antoinette Spaak.

Le Musée de l’Immigration a démarré d’un cavalier seul (Alain Hutchinson) ne jouissant pas du même entregent et qui a commis certaines erreurs lors de la phase délicate du lancement du projet, dont l’objectif était mal étayé. Lorsqu’il a quitté ses fonctions bruxelloises pour le Parlement européen, le contenu du projet a été profondément modifié. D’un projet de Musée national il est devenu un musée bruxellois dont la création ne pouvait évidemment plus intéresser ni le niveau fédéral, ni la Communauté française (qui doit aussi gérer de petits musées partiellement consacrés au même thème en Wallonie), ni la Communauté flamande occupée à développer un musée concernant les mouvements de population sur les quais d’Anvers. La coupure du projet par rapport aux milieux scientifiques et muséologiques a également pesé lourd car le projet manquait de substance.

En outre, sur pression du ministre Picqué – qui dit sa « répulsion  » pour les musées – le projet est vidé de sa substance (réunir, conserver et présenter les documents et objets relatifs à l’immigration) pour être imaginé comme un « Centre » aux fonctions imprécises.

Le projet de Musée de l’Immigration a certainement pâti aussi de l’absence d’intérêt de la majorité politique. Il n’est pas inutile de relever que ses derniers défenseurs proviennent d’une élite issue de l’immigration qui aurait voulu trouver dans ce musée un outil légitimant sa présence et son insertion dans la société belge. Hors de ceux-ci, rares ont été les élus (Didier Gosuin, Josy Dubié, Françoise Schepmans...) qui ont défendu le projet avec persévérance et, à l’intérieur même de la communauté marocaine qui aurait pu être son meilleur soutien, il n’y avait pas d’unanimité autour de ce projet, d’aucuns lui préférant un Centre arabe qui, lui, a fini par être créé.

Ce sont donc bien des interventions et attitudes politiques qui ont empêché la création du Musée de l’Immigration alors que prospèrent parallèlement les initiatives du Musée de l’Europe.

Mots Clés : Immigration , Culture

[1] Voir les expositions « Dieux, mode d’emploi » (2006-2007) et « L’Amérique c’est aussi notre histoire » (2010-2011). Originellement pensé en tant que projet public, le « Musée de l’Europe » n’a vu le jour que bien en deçà des ambitions initiales, puisque seules des expositions temporaires ont été organisées, sous l’impulsion d’ASBL. L’accord gouvernemental bruxellois de 2009 prévoit par ailleurs la création d’un « grand musée de l’Europe », cette fois, à l’initiative du Parlement européen. (NDLR)

[2] Pour une critique raisonnée du Musée de l’Europe on lira avec intérêt A. Gob, Le musée, une institution dépassée ?, Armand Colin, 2010, pp. 129-134.

[3] Histoire des étrangers et de l’immigration en Belgique, première édition en français, EVO, 1992.

[4] ULB et VUB, Parlement européen, SNCB, Commission européenne, Communauté française, Ministère des Affaires sociales, firmes privées... Sur cette exposition préparatoire, voir mon article « Pourquoi un Musée d’histoire de l’immigration ? », Patrimoine et Vie collective, n°9, 2005, pp. 245-250.

[5] Créée à Paris dans le but de présenter au gouvernement français un rapport sur les musées existants et un projet de musée français sur l’immigration. Pierre Milza et Jeanine Ponty, notamment, faisaient partie avec moi de la Commission d’évaluation.

[6] Pendant la première moitié du XXe siècle, Ellis Island était la principale porte d’entrée des migrants voulant s’installer aux États- Unis. Il s’y trouve aujourd’hui un musée retraçant l’histoire de cette immigration. (NDLR)

[7] Un catalogue photo de 252 pages (Une histoire en photos de l’immigration en Belgique au XXe siècle) et une brochure pédagogique accompagnaient l’exposition.

[8] Je remercie Fatiha Saïdi d’avoir facilité ma recherche en se livrant à une première investigation.

[9] Questions et réponses – Conseil de la Région de Bruxelles-Capitale, 15 janvier 2002, question n°175, p. 1992.

[10] Le Soir, 7 mai 2002.

[11] Assemblée de la Commission communautaire française, session 2001- 2002, séance du 31 mai 2002.

[12] Il s’agit de René De Schutter, alors directeur du Gresea (Groupe d’action pour une stratégie économique alternative). À la fin des années 1970, il avait été secrétaire de la FGTB de Bruxelles où il avait développé un important service d’accueil pour les travailleurs immigrés.

[13] Alain Hutchinson, Rudy Demotte et Robert Delathouwer.

[14] Le Soir, 10 juin 2002 et 4 juillet 2002.

[15] 27 septembre 2004.

[16] Conseil de la région de Bruxelles- Capitale, réunion du lundi 18 octobre 2004.

[17] Conseil de la région de Bruxelles- Capitale, réunion du lundi 18 octobre 2004, intervention de Fatiha Saïdi.

[18] 22 octobre 2004.

[19] Idem.

[20] Parlement de la Région de Bruxelles- Capitale, Questions et réponses, 15 février 2005, pp. 18-19, réponse à une question du 17 décembre 2004.

[21] Idem, 15 juillet 2007, réponse à une question du 1er juin 2007, pp. 43-44.

[22] Idem, 15 octobre 2008.