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LE THÈME

Les dimensions discordantes de la proximité

Lambros COULOUBARITSIS

Plus on se rapproche des choses ou des gens, plus on perçoit leur complexité, plus il est ardu de les saisir…

Appliqué à la population d’une ville, ce paradoxe de la proximité renvoie à la précarité socio-économique grandissante, phénomène qui, selon l’auteur, détendrait les liens entre favorisés et non-favorisés.

On parle aujourd’hui beaucoup de proximité au sujet de la politique, de la police, de la médecine, du commerce… Ce langage témoigne d’une prise de conscience dans nos démocraties des difficultés auxquelles font face les citoyens pour ajuster les distances qui se produisent entre eux et avec leur environnement. Compris au sens propre et figuré, le mot « distance » conduit à la différence entre proximité spatiotemporelle et proximité relationnelle. La première tend à anéantir les distances et le temps, tandis que la seconde met en jeu le type de relation que nous entretenons avec quelque chose ou avec quelqu’un. Il peut arriver que la proximité relationnelle se réalise mieux à distance qu’entre des proches qui se détestent. La dimension d’une commune la rend plus apte que tout autre entité politique à combiner ces deux proximités.

"Il convient de configurer des proximités non identitaires où la diversité est respectée, ce qui n’est possible que si les communes s’imposent une politique pour lutter contre la précarité."

Je souhaite amorcer ici deux approches  : la première essaiera d’éclairer une antinomie, car plus on se rapproche d’une chose en tenant compte des détails, plus sa complexité s’affirme, et les éléments qui la constituent se dérobent, empêchant la réalisation de proximités relationnelles ; la seconde s’occupera des regroupements des populations dans des quartiers d’une commune ou dans des communes d’une même ville favorisant des proximités identitaires. Je soutiendrai que face à ces deux situations, dont l’une révèle la difficulté de réaliser des proximités, alors que l’autre la facilite jusqu’à l’excès au risque d’être un obstacle à une vie commune diversifiée, il convient de configurer des proximités non identitaires où la diversité est respectée, ce qui n’est possible que si les communes s’imposent une politique pour lutter contre la précarité.

L’antinomie de la proximité

Aucune ville ou commune n’est semblable à une autre, car elle est tributaire de la diversité des habitants, des plans urbanistiques et des infrastructures, de son évolution socio-économique et environnementale, du contexte géopolitique… Or plus on se rapproche de chaque élément de cette diversité, plus la réalité manifeste sa complexité, comme si, au lieu de rendre plus proches les choses et les êtres, la proximité provoquait de nouvelles distances, faisant en sorte que les choses se dérobaient au fil de l’approche, complexifiant sans cesse la réalité. Nous assistons ainsi à une antinomie de la proximité où le plus proche devient en même temps plus éloigné et moins maîtrisable. Ainsi, il est difficile, par exemple, de comprendre la violence urbaine par une vue d’ensemble. Elle requiert l’analyse de la violence dans les quartiers, dans les écoles, dans les foyers, voire l’étude de la violence narrative qui domine dans les médias, la télévision et le cinéma. Une démarche encore plus fine peut s’interroger sur l’autorité (scolaire ou parentale) et les raisons de son affaiblissement, ou encore sur la précarité produite par la complexité des choses et par un avenir sans espoir. La violence narrative peut d’ailleurs nous renvoyer à l’usage de la violence dans les mythes, jusqu’au cœur des écrits saints qui ont éduqué des générations d’êtres humains. Bref, une proximité plus grande à l’égard d’un phénomène le rend plus complexe et difficile à cerner. Mais en même temps elle nous apprend qu’on ne peut se contenter de quelques propositions simplistes, car la violence suppose une véritable politique avec de multiples réponses, parmi lesquelles figure, nous le verrons, la promotion d’une proximité relationnelle.

L’antinomie de la proximité rend donc difficile la constitution d’une proximité stable. Lorsqu’on s’ignore entre voisins, et on connaît peu de lieux de sa commune, la vie limite les configurations par lesquelles se règlent les rapports aux autres et aux choses. En allant de chez moi à l’université où je travaille, j’ai l’impression d’avoir une proximité avec ce que je rencontre, ne fût-ce que parce que je ne réfléchis plus à mon itinéraire et aux lieux qui me sont devenus familiers. Pourtant, j’ignore presque tout de ce que je rencontre : les commerces que je n’ai jamais fréquentés, la vie des gens (leurs joies et leurs souffrances) dans les maisons que je frôle, les pavés, les plantes, les insectes côtoyés sans les voir… Les visages que je vois régulièrement m’apparaissent comme des figures sans consistance parce que j’ignore le nom des personnes et leur existence. Ces configurations de mon itinéraire sont le lot d’habitudes préservant une façon de vivre qui laisse entre parenthèses le reste des choses et des êtres que je rencontre. Mais la vie ne se limite pas à de telles configurations. Chaque promenade peut être une découverte, l’occasion d’un étonnement, une prise de conscience de la variété des choses et de la complexité de la réalité qui nous entoure. Une conversation avec un voisin dont j’ignorais même le nom me fait découvrir un être humain sensible. Mais en me rapprochant davantage de lui, je découvre aussi que mon ignorance à son sujet devient plus profonde encore. Par la proximité, ce que nous croyons familier apparaît plus complexe et ce que nous tenons à distance peut constituer un élément qui enrichit le monde qui est le nôtre. Ce phénomène fait voir que la proximité peut être un facteur ambigu et instable dans nos relations aux choses et aux autres. Aussi nous façonnons des configurations limitées et modifiables, qui organisent notre vie.

Monde proximal et monde distal

Par ces configurations, nous formons un monde proximal qui s’enrichit sans cesse et qui règle nos opinions et nos choix. Mais, en parallèle, nous entretenons aussi un monde distal des choses, y compris de ce qui nous concerne personnellement. Sans un miroir, mon propre visage me demeure inconnu ; je connais peu de choses de mon corps et de mes organes, et encore moins du monde psychique et du cerveau que je suis en train d’utiliser pour écrire ce texte. Plus on se rapproche de quelque chose ou de quelqu’un, plus nous découvrons que nous ignorons beaucoup de choses à leur sujet. Ils nous paraissent toujours plus complexes.

"Quand on découvre l’élan de solidarité et de bienfaisance que des êtres humains sont capables de réaliser devant des catastrophes naturelles ou techniques situées loin de nos communes, on peut supposer qu’une proximité devrait être davantage possible sur le plan communal dont les distances sont négligeables."

Les nouveaux résidents d’une ville ou d’une commune connaissent bien ce phénomène [1]. Au début ils configurent une carte mentale très limitée de la ville se réduisant aux lieux qu’ils fréquentent, le reste demeurant à distance, dans une terre inconnue. Puis, avec le temps, leur monde proximal se renforce, intégrant d’autres communes et quartiers, sans que cela signifie qu’ils aient jamais une proximité avec toute la ville. Avant Christophe Colomb, le monde proximal des Européens était aussi limité. L’exploration de la planète et aujourd’hui de l’espace cosmique a modifié cette donnée, mais en renforçant, en parallèle, le monde distal, car toute découverte devient aussitôt source d’une profusion de nouveaux éléments. Si l’on devait s’occuper de tout ce qu’on découvre, on serait dominé par une fuite en avant sans fin, une impossibilité de vivre. Nous vivons en laissant à distance, dans un monde distal, la plus grande partie de la réalité qui nous entoure. Tant dans le lointain que dans le proche, même au niveau de l’espace limité d’une commune, nous assumons des distances multiples qui renforcent l’inconnu et le complexe, tout en préservant notre intimité et notre sérénité.

Proximités négatives et positives

Paradoxalement, ces distances de protection peuvent être un obstacle pour former des proximités relationnelles plus positives avec les autres et les choses. Non seulement l’ignorance de ceux-ci amplifie les obstacles mais il arrive que plus on s’approche de quelqu’un ou de quelque chose plus on peut découvrir des variables négatives qui creusent les distances. Une trop grande fréquentation de certaines personnes peut apporter des déceptions, provoquer des conflits. C’est pourquoi il arrive souvent que des rencontres fugitives laissent des bonnes impressions idéalisant faussement les personnages. Mais ce ne sont pas là les seuls cas de figure que produit la trop grande proximité. La mise à l’écart de mille choses, à chaque instant, qui nous protègent d’un engloutissement dans un monde distal illimité, porte en même temps un voile sur une réalité qu’on ne peut ignorer, au risque d’affaiblir nos structures démocratiques ou, plus gravement encore, de bafouer la dignité humaine. Cette réalité est celle des souffrances des êtres humains produites par la pauvreté, les maladies, les multiples violences, l’absence de travail, l’isolement… Je parle ici de ce qui nous est proche, de la vie communale ou urbaine, sans même songer au reste de la planète, qui multiplie les variables [2]. Nous voyons mal cette réalité qui se tient à proximité, à notre portée.

Pour réaliser des proximités relationnelles positives, il faut discerner la diversité de ces situations négatives. Ce champ d’action est immense et ne peut être circonscrit ici. Illustrons-le par deux situations. Que faire dans une situation conflictuelle pour réaliser une proximité ? Il faut apprendre à minimiser les points négatifs et à maximaliser les ouvertures positives en façonnant des configurations qui multiplient les proximités relationnelles positives. En revanche, lorsque le négatif concerne la précarité existentielle des citoyens, il faut maximaliser cette précarité en minimisant les discours qui la justifient ou l’occultent, qui sont souvent un prétexte pour éviter les responsabilités.

La difficulté est de repérer ce qui est susceptible de réaliser des proximités positives dès lors qu’on admet la complexité des situations. Comment intervenir sur le monde distal qui est le nôtre pour élargir notre monde proximal en y intégrant les autres avec leurs souffrances et leurs aspirations afin de produire des proximités positives  ? Quand on découvre l’élan de solidarité et de bienfaisance que des êtres humains sont capables de réaliser devant des catastrophes naturelles ou techniques situées loin de nos communes, on peut supposer qu’une proximité devrait être davantage possible sur le plan communal dont les distances sont négligeables. L’absence de tels élans dans les communes ne serait- elle pas le signe d’un manque de proximité entre ses habitants, mais aussi entre les habitants et ceux à qui revient la charge de les servir ?

Fécondité de l’entité communale

Face à la complexité d’une ville, les communes forment des entités plus aptes à structurer la diversité de la vie qui l’anime. Elles organisent les distances et favorisent les contacts. Cette situation devrait favoriser, du moins théoriquement, les proximités relationnelles positives entre les gens. Mais la présence de plusieurs communes dans une ville crée des pôles d’attraction dus à la politique économique ou administrative de centralisation, alors qu’en même temps la délocalisation des professions vers d’autres communes et villes transplante ailleurs les réseaux de proximité. De telles tendances – centripètes ou centrifuges – s’accordent à la marchandisation des choses et des activités, à la profusion d’objets de consommation qui multiplient les pressions sur les êtres humains, à la fuite vers des résidences secondaires éloignées et à une vie mondaine focale pour ceux qui en ont les moyens, qui rompent tout effort de solidarité. Tout cela crée une séparation avec la frange de la population la plus défavorisée, qui doit se résigner à s’accrocher, par volonté ou nécessité, à l’espace clos de la commune.

Il faut apprendre à minimiser les points négatifs et à maximaliser les ouvertures positives en façonnant des configurations qui multiplient les proximités relationnelles positives."

Une personne défavorisée limite ses configurations sous les pressions qui se multiplient sur elle (manque de moyens, chômage, maladie…). Elle s’accorde à des conditions existentielles qui ressemblent à celles d’un ghetto. Là où règne la pauvreté, la misère, le manque d’éducation, les trafics de toutes sortes… font irruption des dépressions et diverses formes de violence. Certaines communes de Bruxelles, comme celles d’autres grandes villes, vivent les violences comme une source d’insécurité. Amplifié par les médias et le discours politique, ce sentiment occulte d’autres réalités, en rapport avec la précarité humaine. En portant l’accent sur l’insécurité, les réponses sont fatalement limitées. Certes, nos sociétés penchent du côté de solutions sécuritaires (police et services de proximité) en les associant à la culture et aux sports, qui favorisent les proximités. Ces choix, aussi partiels soient-ils, font au moins voir que les réponses les plus pertinentes passent par la multiplication de formes de proximité relationnelle. Il est dès lors important de multiplier les stratégies, en luttant tout d’abord contre la précarité, tout en cernant d’autres facteurs qui provoquent la violence. Si on ne le fait pas suffisamment, c’est parce que nous vivons tous, y compris les responsables politiques des communes, selon un monde proximal limité, qui laisse à distance, dans un monde distal, de nombreuses variables qui rendent compte des problèmes. Les problèmes sont surtout dus à la discrimination entre citoyens favorisés et défavorisés qui occulte la précarité, et qui aboutit à la formation de proximités identitaires.

Proximités identitaires

Pour illustrer ce point, penchons-nous sur la répartition d’une population urbaine, avec ses lieux propres et ses infrastructures, les facteurs qui la déterminent. Pour prendre l’exemple de Bruxelles qui nous est proche, on admet que le contraste dans la répartition des habitants des différentes communes et de la périphérie est frappant. Les vagues d’immigrations successives révèlent une répartition territoriale selon des critères de proximité identitaire qui se traduisent par la formation de quartiers favorisés ou défavorisés influençant diversement la valeur marchande des édifices et la vie des communes. Cette tendance s’est accentuée avec les nouvelles populations d’immigrés de l’Union européenne.

Il semble logique que l’arrivant cherche à s’installer dans un quartier où l’accueil lui semble le plus favorable. La présence de compatriotes ou de personnes qui partagent des valeurs communes accentue le sentiment de solidarité et d’hospitalité. Mais cette proximité relationnelle atteste aussi l’émergence d’une séparation de fait subvertissant les principes d’égalité qui sont pourtant à la racine de la démocratie communale. À la différence d’autres migrants, les fonctionnaires européens arrivent avec un contrat en poche favorable économiquement, de sorte que les lieux où ils s’installent concentrent des services et des commerces qui rehaussent le standing de la vie [3]. Le logement devient un point à partir duquel ils scindent Bruxelles en deux : le canal de Willebroeck agit comme une frontière entre le Sud-Est bourgeois et le Nord-Ouest plus défavorisé. Beaucoup de fonctionnaires reconnaissent qu’ils ignorent cette partie de la ville où ils ne connaissent personne [4]. En prolongeant cette analyse, on peut dire que la proximité spatio-temporelle est convertie en une frontière mentalement infranchissable, s’opposant à toute proximité relationnelle. C’est ainsi que se crée un espace où se forment des proximités identitaires, avec toutes les conséquences qu’entraîne cette situation.

Proximités non identitaires

Sans même recourir à de multiples variables, à elle seule la répartition de la population atteste un déséquilibre profond, qu’on découvre dans la plupart des grandes villes de la planète, et qui empêche la formation de véritables proximités entre les habitants, si ce n’est celles d’une proximité identitaire. Or les proximités identitaires existaient à Bruxelles bien avant la venue des fonctionnaires européens, car c’est depuis longtemps que les quartiers sont répartis entre habitants favorisés et défavorisés. Il s’agit là du lot de la plupart des villes. Son évolution révèle que d’anciens quartiers aisés sont souvent délaissés par les populations bourgeoises sous la pression de l’immigration provinciale ou étrangère. Ces populations se déplacent dans les communes favorisées en les renforçant. Mais, à Bruxelles, la politique urbaine a réussi à revitaliser certains quartiers jadis négligés. Cette option peut-elle favoriser une rencontre entre des populations différentes ou, au contraire, risque-t-elle de produire de nouveaux déplacements ? Si l’on admet que les communes défavorisées sont susceptibles d’engendrer de la violence, une politique de proximités non identitaires en revitalisant certains quartiers n’a de sens que si elle est accompagnée d’une lutte contre la précarité. Celle-ci est structurelle, car elle est tributaire d’une pression économique qui influe également sur l’absence, pour les jeunes, d’une vision claire de l’avenir. Aussi longtemps que cette variable est oblitérée, aucune politique de proximité n’a de chance de réussir, pas même là où elle doit commencer : dans le foyer, dans le voisinage et dans le quartier.

"La violence est tributaire d’une pression économique qui influe également sur l’absence, pour les jeunes, d’une vision claire de l’avenir."

Une analyse plus fine pourrait multiplier les difficultés. En ajoutant d’autres données dans l’opposition entre habitants favorisés et défavorisés, on découvre l’importance également des passions et des intérêts divergents. De plus, on ne peut pas forcer les populations à vivre ensemble quand elles sont persuadées que rien ne les rapproche ou que tout les sépare. Le choix de sa résidence, de sa profession, de ses relations, des lieux de fréquentation, est un gage de liberté démocratique. Il n’est donc pas question ici de s’engager dans la voie d’une critique d’une liberté fondamentale, à laquelle s’ajoute la réalité économique qui produit des pressions urbanistiques en faveur des plus nantis.

Ce que je souhaite retenir de cette situation comme base d’une réflexion, c’est qu’un déséquilibre de ce type influence fatalement la possibilité ou non de réaliser des proximités non identitaires (donc aussi multiculturelles) entre les habitants d’une ville, de communes voisines ou d’une même commune. Partant de cette donnée, il convient de réfléchir sur les moyens de promouvoir les proximités non identitaires, les seules susceptibles de produire de proximités relationnelles positives. Or cette analyse fait voir que, face à la complexité du monde actuel et les pressions que les êtres humains subissent (physiques, familiales, sociales, économiques), de telles proximités ne sont possibles que si la précarité régnante est combattue. On parle souvent de développement durable. Le concept n’a de sens que s’il exprime, dans un cadre démocratique de proximités non identitaires, l’élimination de la précarité qui empêche la réalisation des aspirations humaines et des proximités relationnelles positives. Le seul critère qui me semble actuellement pertinent pour avancer dans cette direction est de prendre comme mesure de nos actions et décisions la souffrance humaine. C’est un sujet que j’ai abordé dans mon dernier livre mais qui demande encore à être débattu. Il s’agit surtout d’apprendre à orienter son action en tenant compte de ces souffrances, pour mieux comprendre les autres et se rapprocher d’eux. Mais peut-être le fond du problème réside dans une conception claire de ce qu’est une proximité relationnelle positive. Et sur ce point il reste encore beaucoup de travail sur la planche.

Mots Clés : Démocratie

[1] Il a été étudié par le sociologue américain Kevin Lynch (L’image de la cité, Paris, Dunod, 1971) et en Belgique par Julie Caillez (Schuman-City. Des fonctionnaires britanniques à Bruxelles, Louvain-la-Neuve, Academia Bruylant, 2004).

[2] Sur cet élargissement, je me permets de renvoyer à mon livre La proximité et la question de la souffrance humaine, Bruxelles, Ousia, 2005, ainsi qu’à mon étude « Proximité et antagonisme », dans L’Art de la Paix. Approche transdisciplinaire, P.I.E.-Peter Lang, Bruxelles, Berne, Berlin…, 2004, pp. 203-233

[3] Voir sur ce point le travail de Julie Caillez, auquel j’ai déjà fait allusion (Schuman-City. Des fonctionnaires britanniques à Bruxelles, op.cit.) en le complétant d’un article qui vient de parâitre : « My Brussels is rich », dans L’agenda interculturel, 241, mars 2006, pp. 7-11.

[4] Voir « My Brussels is rich », op. cit., p. 11.