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UN LIVRE

Karl Marx, un détour par « Le Capital »

Gabriel MAISSIN
Gabriel Maissin est économiste (UCL), spécialisé en sciences de la population et du développement.

Karl Marx, Le capital. Critique de l’économie politique, Paris, Éditions sociales (3 volumes), 1976.

« Le monde n’est pas une marchandise » est l’un des cris de guerre des altermondialistes. Ce slogan manifeste le rejet de la tendance actuelle de l’extension de la logique marchande à un vaste éventail d’activités et de productions : la santé, l’enseignement, la science et la culture, etc. Il peut aussi être interprété comme un rejet global de la dérégulation néolibérale, qui ne semble connaître pour le moment aucune entrave, avec le recul des services publics et des formes de redistribution sociale.

Mais cet étrange slogan souligne peut-être aussi une ambiguïté de l’esprit du temps. Dans l’opposition à la mondialisation néolibérale, à la dictature des marchés qui se développe depuis quelques années, ce sont moins les arguments économiques que les injonctions politiques et les implications éthiques qui tiennent le devant des débats et des publications critiques. Ainsi se répète dans un autre contexte et, pour d’autres motifs, le constat fait par un Braudel pour la période de gestation du capitalisme entre le XVe et le XVIIIe siècle : « La classe politiquement dominante accapare l’attention, comme les pointes qui attirent la foudre. Le privilège du seigneur a plus d’une fois, fait oublier le privilège des marchands ».

Ce sont les instances politiques (les sommets mondiaux, l’OMC, la Banque mondiale, l’UE, ...) qui forment la cible privilégiée des actions et mobilisations. Certes, la critique du pouvoir des multinationales et des groupes financiers est omniprésente, mais au-delà de la véhémence des diatribes, c’est aux politiques que l’on reproche d’ être incapables de les mettre au pas ou de leur faire la part belle, c’est selon le cas.

La formulation argumentée en termes économiques d’une opposition et donc d’une alternative au marché est faible, voire absente. La critique de la structure — de la propriété (oh le vilain mot) — des moyens de production et d’échange est rare [1]. Un peu comme si dans cette période de « l’économie triomphante », ayant accompli sa mission, celle-ci se serait retirée — modeste — dans les coulisses de la société nous laissant pantelants et convaincus de son caractère naturel. « La gauche devrait convenir qu’il n’est pas possible, ni souhaitable, de sortir de l’économie de marché, tout en sachant que celle-ci crée en permanence des accumulations de pouvoir, de monopoles des poches d’inégalités, qu’il faut corriger en permanence » déclarait l’éminent Jorge Semprun [2] et la quasi-totalité de la gauche de reprendre en chœur.

Cet affaissement de la pensée anticapitaliste bien que toujours actif, est typique de la première moitié des années nonante. Les années Thatcher et les politiques d’austérité étaient passées par-là, accompagnées d’une offensive idéologique et politique en règle. La critique globale, systémique si vous préférez, du capitalisme semblait s’être évaporée. La seconde moitié des années nonante a vu par contre l’analyse économique alternative reprendre du poil de la bête, encouragée et inspirée par une conjonction de mouvements sociaux assez paradoxale à l’échelle internationale [3].

En 2001, Le Monde [4] finissait par poser la question dans un dossier de son supplément Économie : qui sont les économistes de la contestation ? On pouvait ainsi découvrir un vaste réseau d’économistes — souvent avec un ancrage dans l’enseignement et la recherche universitaire — qui, de la Fondation Copernic au conseil scientifique d’ATTAC, en passant par les services d’études du mouvement syndical ou des grands ministères français étaient à l’origine d’une production étonnante par la quantité et la variété des approches et des sujets.

Marx, le retour

Mais en regardant de près cette liste, un autre constat pouvait être fait : plusieurs d’entre eux sont des marxistes patentés, utilisant sans vergogne des concepts comme plus-value, taux de profit, accumulation, exploitation, travail socialement nécessaire et bien sûr capital... Progressivement, ce n’est plus une simple critique du néolibéralisme qui se développe, mais un argumentaire anticapitaliste. Le Capital du Docteur Marx serai-il de retour ?

François Chesnais, qui travailla des années durant à l’OCDE, a produit (et dirigé) plusieurs ouvrages portant sur l’un des aspects majeurs de la mondialisation actuelle : la financiarisation de l’économie [5]. Ces ouvrages ont d’abord une valeur descriptive et analytique puisqu’ils incorporent une foule de données comme la comparaison de la croissance des flux commerciaux, financiers et de l’investissement direct à l’étranger, les modifications liées à l’internationalisation des technologies et des techniques de management, ou encore des contributions précises sur les mécanismes complexes des délocalisations.

L’apport de Chesnais est pourtant tout autre. Il s’agit de pousser jusqu’au bout l’analyse de la domination de la finance et d’en donner une explication synthétique. Car si la bulle boursière s’est aujourd’hui dégonflée, les mécanismes qui alimentent cette dictature des marchés financiers sont toujours présents. En fait, ils ne sont que le développement plein et entier d’un mécanisme fondamental, présent dès l’origine de l’économie capitaliste. La sphère financière, selon Marx, n’est que la formation d’une « masse organisée et concentrée de capital-argent placée, à la différence de la production réelle, sous le contrôle des banquiers... il représente la forme la plus extérieure, la plus fétichisée du rapport capitaliste ; celle de l’argent produisant de l’argent, une valeur se mettant en valeur elle-même, sans aucun procès de production, ni commercialisation de marchandises ».

De simple chaînon facilitant la mise en valeur du capital, capable donc d’exercer un certain contrôle et de s’approprier une part de la plus-value issue de la production, le capital financier est, au stade actuel du développement, capable de faire valoir ses exigences. À partir du moment où les banques et les autres institutions financières ne se satisfont plus de leurs fonctions, importantes mais subalternes, d’intermédiation financière et de crédit au service de l’investissement productif, elles vont nécessairement œuvrer pour la transformation de la sphère financière en un champ de valorisation spécifique pour des opérations d’un type nouveau susceptibles de procurer des plus-values et profits financiers. Nous sommes dans une économie de spéculation [6].

Chesnais va jusqu’à parler d’autonomie totale du capital argent face au capital industriel. Nous sommes dans une situation où c’est le mouvement propre de cette fraction du capital qui tend à imprimer sa marque à l’ensemble des opérations du capitalisme contemporain. En cela, il trace le portrait d’un capitalisme toujours plus tenté par un mode de domination sociale privilégiant les formes d’appropriation de la valeur par la rente ou même la pure prédation grâce à une extension de la propriété privée et de la marchandisation. Celle-ci s’étendant aujourd’hui à l’air (le marché des droits à polluer), l’eau et même aux processus biologiques de la vie.

Cette thèse que l’on qualifie de « déconnexion » entre la finance et l’économie réelle, montre que l’analyse économique marxiste ne privilégie pas automatiquement le capitalisme industriel, « productif » au détriment d’une forme dégénérée que serait le capitalisme financier.

La production commande la finance

Michel Husson s’attache également à donner une explication synthétique de la phase de développement actuel du capitalisme en tentant d’expliquer la tendance à l’expansion du marché mondial en y couplant une description des mécanismes économiques à l’œuvre. À la différence de Chesnais, son approche est une tentative d’explication, plus que de description. Elle maintiendra l’hypothèse forte que c’est la production qui commande à la finance et non l’inverse.

Depuis une vingtaine d’années le taux de profit a repris son ascension. Mais la phase ouverte par le tournant néolibéral a comme particularité de combiner des niveaux de rentabilité élevés avec des taux de croissance faibles et des taux d’accumulation médiocres [7]. Mais, il ne faudrait pas immédiatement en conclure que la financiarisation serait la cause de cette nouvelle profitabilité. En quelque sorte le taux de profit serait insuffisant pour rétablir une dynamique d’investissements productifs, et voilà pourquoi les capitalistes préféraient spéculer plutôt qu’investir. Critique populaire du capitalisme, mais fausse. Car c’est oublier un peu vite que le profit financier, l’intérêt n’est qu’une des formes de la plus-value, et les titres financiers (sous leurs diverses appellations) ne sont qu’un un droit de tirage sur le surplus social. La phase actuelle a multiplié les instruments pour accélérer les transactions, en faciliter la diffusion sur un marché largement dérégulé et mondialisé, mais ces sommes considérables en mouvement ne sont qu’une masse croissante de valeur recyclée vers la consommation des rentiers faute d’un investissement authentique.

Quel est alors le schéma explicatif de cette situation inédite, de ce manque d’appétit pour l’accumulation de la part des capitalistes ? Pour Husson, le taux de profit seul ne serait qu’un indicateur ne prenant de réelle portée explicative que si on le relie à trois conditions de la reproduction du capital. La production de plus-value doit assurer la mise en valeur du capital, le revenu distribué doit permettre la réalisation de cette valeur et enfin il faut qu’il y ait une adéquation entre ce qui est consommé et ce qui est produit de manière rentable. Ces trois conditions doivent être réunies de manière concomitante et stable.

Deux de ces trois conditions sont à l’œuvre dans le régime d’accumulation inégale [8] actuel :

— la mise en place d’une nouvelle norme salariale régressive qui limite ou bloque les salaires, alors que l’intégralité des gains de productivité est affectée à la plus-value. On y retrouve évidemment l’ensemble des mesures de flexibilisation, de déréglementation du marché du travail, de pression sur les “charges” salariales, etc. Cette évolution a pour effet de peser sur les débouchés et d’introduire un déséquilibre permanent, puisque les travailleurs produisent toujours plus, alors que leur pouvoir d’achat tend à stagner.

— la répartition du revenu se déforme afin de compenser cette perte de la part des salaires par la promotion de la croissance des revenus non salariaux distribués sous forme de revenus financiers. Il faut que la part de la plus-value consommée augmente. Au plan politique, cela se traduit notamment par une distribution de plus en plus inégalitaire du revenu national par le biais de la politique budgétaire (restrictive) et une fiscalité décroissante pour les revenus du capital.

Avec la troisième condition apparaît une sorte de décrochage entre la structure des besoins sociaux et les exigences de rentabilité. En d’autres termes, la demande (ce que les gens voudraient consommer) et l’offre de production (ce que le capitalisme veut produire). La norme de consommation diverge par rapport aux exigences du maintien de la rentabilité. Les dépenses de consommation ne sont pas seulement freinées par les politiques salariales défavorables, elles ne sont pas seulement entretenues par la consommation des couches les plus aisées qui profitent d’une redistribution inégalitaire des revenus, elles s’orientent de plus en plus vers des secteurs — de services — comme la santé ou l’éducation.

Or ce déplacement de la demande sociale de produits manufacturés vers les services ne répond pas aux nécessités de l’accumulation, car ce déplacement se fait vers des zones de l’appareil de production (biens et services) à faible potentiel de productivité. Malgré le rétablissement du taux de profit, c’est cette dépression des gains de productivité qui ralentirait l’accumulation et qui briderait la croissance. Cette inadéquation croissante entre demande de consommation et offre rentable peut être illustrée par un paradoxe actuel : si un salarié achète une voiture, il participe à la relance de l’économie, par contre s’il se soigne, il participe à la croissance excessive des dépenses de santé.

Dans la mesure où la satisfaction de ces nouveaux besoins pèserait sur la rentabilité du capital, ils sont traités comme une contrainte et donc satisfaits sur la base la plus étroite possible. Mieux vaut ne pas produire que de produire sous la norme du profit. Ce mécanisme n’est pas instantané, il se déroule suivant un temps long des transformations structurelles, il marque ce glissement, du capitalisme « fordiste » de l’après-guerre vers un capitalisme qui accumule peu et creuse les inégalités.

L’analyse de Husson est ardue, mais elle est aussi extrêmement en prise sur les réalités concrètes de la société. Car s’il fait œuvre d’analyste en essayant de décortiquer des mécanismes économiques complexes, il est également actif dans le domaine des contre-propositions touchant aux politiques économiques et sociales.

C’est ainsi qu’il a collaboré aux dossiers des retraites de la Fondation Copernic, instrument du mouvement social français dans son opposition aux attaques du Medef, le patronat français [9]. Il vient de publier coup sur coup deux ouvrages. Le premier, Le grand bluff capitaliste [10], dénonce d’une façon assez jubilatoire les mythes tels que ceux de la relance via la « nouvelle économie » ou le bonheur par le plein-emploi « patrimonial » (celui où les vieux seront tous des rentiers heureux) et qui s’engage dans un éloge des services publics comme premier pas d’une refondation anticapitaliste.

Le second est un livre d’intervention qui dénonce les casseurs de l’État social [11] à partir de la remise en cause systématique des mécanismes de retraites et de la Sécurité sociale qui s’opère sous le gouvernement Raffarin. La remise en cause de l’État social est souvent justifiée par la mondialisation, qui impliquerait un déplacement de la « gouvernance » à un niveau supranational, voire mondial et conduirait à une perte de substance des États-nations, à commencer par leur volet social. Cette présentation est incomplète : le tournant néolibéral n’est pas venu d’ailleurs ; il est le fruit de politiques menées dans chaque pays par les gouvernements qui fabriquent les contraintes de la mondialisation autant qu’ils s’y soumettent. L’État social n’est pas détruit par les coups de boutoir de la mondialisation. Il se transforme lui-même sous l’influence d’un dogme économique et s’engage dans un véritable chantier de la « démolition sociale ».

Mais attention Husson n’est pas un plaideur du repli national à la Chevènement, il pense que s’il faut s’opposer à la machinerie européenne, c’est parce qu’elle est une formidable instance de coordination des politiques néolibérales. Partisan d’une stratégie d’extension de toutes les luttes « nationales » à l’échelle européenne, convaincu de l’importance des mobilisations altermondialistes qui offrent une occasion unique de convergence avec les luttes sociales, il considère cependant qu’il ne faut pas « dédouaner le niveau national », il s’agit toujours de maintenir les revendications à l’adresse des gouvernements nationaux pour d’avantage de cohésion sociale et pour s’opposer aux démantèlements de l’emploi et des services publics.

Mine de rien, les outils qui sont remis en mouvement par « ces économistes de la contestation » ne semblent pas avoir perdu de leur tranchant, malgré le fait qu’ils sont puisés pour l’essentiel dans l’arsenal marxiste, chez le Marx du Capital en premier lieu. Certes, ils sont maniés avec circonspection, avec une dimension critique qui est nécessaire pour tenir compte et des données empiriques contemporaines et des d’éventuelles réévaluations d’exposés théoriques antérieures [12].

Actualité du Capital

Pour Le Capital [13], ouvrage plus que centenaire, il s’agit là d’une belle revanche. Lui qui avait cru bon d’affirmer que la base du mode de production capitaliste est constituée par le marché mondial lui-même à une époque où l’industrie capitaliste n’était le fait que de quelques régions de l’Europe occidentale. Contrairement à une vision biaisée, Karl Marx n’était ni un simple chroniqueur de son siècle et de la révolution industrielle, ni un architecte de l’économie socialiste. Il s’était fixé pour tâche de décrire les lois qui gouvernent la naissance, le développement, le déclin d’une forme sociale particulière de l’organisation économique : le mode de production capitaliste. Par un de ces paradoxes dont elle a le secret, l’histoire a fait que le capitalisme concret de ce début du XXIe siècle est plus proche de l’abstraction théorique produite dans Le Capital que l’était la société concrète de l’époque de Marx.

Dans ce sens, Le Capital est un livre d’actualité, dont la lecture pourrait se faire en parallèle, avec les ouvrages qui tentent de redonner un fondement dans l’analyse économique à un nouvel anticapitalisme. Certes, ce n’est pas un ouvrage facilement accessible. Sa forme inachevée, sa longueur, les références aux théories et à des exemples de l’ époque, etc., tout cela en rend l’accès ardu. Cependant, ceux qui veulent tenter l’aventure doivent savoir qu’il est possible de se faire aider, puisqu’il existe de bons ouvrages d’analyse économique marxiste [14].

Ce qui se dessine, ce n’est pas tellement un retour aux textes, pour retrouver via une nouvelle interprétation, une vérité préexistante. Il s’agit plutôt d’une nouvelle compréhension, comme le notait déjà Henri Lefebvre, qui s’introduit en fonction d’une problématique nouvelle dans la pratique sociale : il est possible que chaque époque ait le Marx qu’elle souhaite ou qu’elle mérite.

[1] Mais pas absente : voir Critique de la propriété, Actuel Marx, n°29, PUF, 2001.

[2] Le Monde, avril 1994.

[3] Parallèlement à l’apparition des mobilisations antimondialistes et à la structuration de ces réseaux, des mouvements sociaux de grandes ampleurs se déclenchent qui vont de la grève des Services publics de fin 1995 en France aux mobilisations massives actuelles en Italie. Sans parler des mouvements antiguerre ou des explosions sociales en Amérique latine.

[4] Le Monde, 11 septembre 2001. Notre article ne rend pas compte de la diversité — et donc aussi de l’hétérogénéité — de ces économistes contestataires. Nous avons choisi délibérément d’éclairer un seul rayon de ce vaste assortiment, ce n’est que partie remise.

[5] La mondialisation du Capital (1994), La mondialisation financière (1996) et Les pièges de la finance mondiale (2000), tous aux Éditions Syros.

[6] Chesnais, dans les ouvrages cités, analyse les mécanismes de cette montée en puissance à partir des années quatre-vingt. Entre autres il souligne un élément important : la distinction analytique entre capital porteur d’intérêt et capital productif n’empêche pas les grands groupes industriels de spéculer en bourse, de préférer la liquidité et de disposer de salles d’arbitrage dignes des meilleures banques d’affaires.

[7] Thèse exposée dans M. Husson, Misère du capital, une critique du néolibéralisme, Paris, Syros, 1996 et développée dans plusieurs articles techniques (voir http://hussonet.free.fr/).

[8] Par opposition à ce que l’on a pu appeler l’accumulation équilibrée, ou âge d’or, et qui garantissait une croissance régulière avec une répartition des gains de productivité entre capital et travail, durant les trente glorieuses.

[9] L’épargne salariale ou la capitalisation honteuse, in Les retraites au péril du libéralisme, Paris, Syllepse, 2000.

[10] Le grand bluff capitaliste, Paris, La Dispute.

[11] L’État social, La Découverte, Coll. « sur le vif », 2003.

[12] Husson n’hésite pas à se positionner dans la lignée de la théorie des ondes longues d’un Ernest Mandel, mais en incorporant des apports régulationnistes et en utilisant les ressources de la macroéconomie.

[13] K. Marx, Le Capital. Critique de l’économie politique (en trois volumes), Paris, Éditions sociales, 1976. Premier volume publié en 1867, première édition française en 1872.

[14] J. Gouverneur, Découvrir l’économie, Éditions sociales/Contradictions, 1998. Véritable manuel, avec ces résumés, listes de concepts et schémas, cet ouvrage rigoureux est aussi le fruit d’un enseignement universitaire (UCL, Fopes) et militant de près de trente ans.